Tous les Algériens sont des...
mécaniciens.
Voilà le dernier spectacle de l'humoriste algérien Mohamed Fellag et qui sera présenté du 2 au 6 décembre 2008 à la MC2 de Grenoble.
Mohand Said Fellag, né en 1950 à Azzefoun en Kabylie (Algérie). Il a fait ses études primaires à Azzefoun. et ses etudes lyciennes au lycée Ali mellah à draa el mizan est un comédien, écrivain et humoriste algérien.
Il entre dans l'Ecole d'art dramatique d'Alger en 1968 et y reste quatre ans avant d'évoluer dans plusieurs théâtres en Algérie.De 1978 à 1985, il participe à plusieurs expériences théâtrales et retourne en Algérie, en 1985 pour être engagé par le Théâtre national algérien et interprèter le rôle principal dans 'L' Art de la comédie' d'Eduardo de Filippo. En 1986, il joue 'Le Costume blanc couleur glace à la noix de coco' de Ray Bradbury et crée 'Les Aventures de Tchop', son premier one-man-show. Il tourne plusieurs films pour le cinéma et la télévision dans une période de turbulences algériennes. Fellag est à l'initiative du parti 'Cocktail Khorotov' en 1989 puis 'SOS Labès'. Le FIS remporte les élections, un raz-de-marée islamiste gagne tout le pays. L'artiste crée 'Un bateau pour l'Australie-Babor Australia'.
En 1995, après l'explosion d'une bombe lors d'une représentation, il s'exile d'abord en Tunisie puis en France. Il y rencontre un succès populaire avec ses spectacles. Il y met en scène avec lucidité et humour des personnages confrontés aux difficultés sociales de son pays.
En 1998, il reçoit le Prix du syndicat de la critique, le Prix Raymond Devos en 2003 et le Prix de la SACD de la Francophonie. Il publie son premier roman 'Rue des petites daurades' un an plus tard et revient en 2005 avec son spectacle 'Le dernier chameau' puis L'ère des Ninjas et Djurdjurassic en 2008.
Il a joué dans plusieurs films tels que Rue des figuiers de Yasmina Tahiaoui.
J'espère qu'on vivra de très bons moments comme lors de son one man show"Le dernier des chameaux".
Et surtout pas de "bourde" du genre comme celle qu'on entend sur la vidéo;où il parle de la télévision algérienne, et il dit qu'elle était analphabète.................j'essaye de conceptualiser ce terme d'analphabète à n'importe quelle chaîne de télévision et je n'y arrive pas.
Résumé de la pièce:
Salim occupait jadis le poste d’intendant général dans un lycée et sa femme Shéhérazade celui de professeur de français. Faisant partie de la génération des Algériens qui a été formée en langue française, ils se sont retrouvés tous deux au chômage après que la loi sur l’arabisation de l’enseignement fut décrétée.
Ils ont dû quitter le logement de fonction qu’ils occupaient à l’intérieur du lycée pour se retrouver avec leurs enfants dans un bidonville de la périphérie d’Alger. En bon Algérien « qui se respecte », Salim s’est toujours frotté avec succès à ce sport national qu’est la mécanique.
Pour subvenir aux besoins de sa nombreuse famille, il a ouvert un atelier de réparation automobile.
Avec une verve toute méditerranéenne, ce couple truculent nous raconte leur vie. Ils nous fait également découvrir les personnages hauts en couleurs qui animent ce campiello algérien. Il nous révèle l’absurde de leur quotidien, il témoigne de l’ingéniosité de chacun pour accéder par la ruse à la modernité et aux technologies nouvelles.
Les activités de l’atelier de mécanique, les techniques farfelues pour fabriquer des paraboles avec des couscoussiers destinées à capter les médias internationaux, les astuces déployées pour faire face aux coupures d’eau imposées depuis les années 1980 jusqu’à nos jours, font partie des mécanismes de résistance dont Shéhérazade et Salim sont les acteurs.
Avec un humour parfois noir et souvent tendre, ils nous entraînent joyeusement dans cette société où la tradition et la modernité ne cesse de jouer au chat et à la souris.
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