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Articles avec #politique tag

Langues fourchues

Publié le par fethiok

Jacques Chirac, en pleine affaire Méry, évoque les fonctions d’un dirigeant : il a « plusieurs cassettes » (au lieu de « casquettes »).

 

Jean-Louis Borloo parle, à l’Assemblée, de Dominique de Villepin en pleine crise du CPE : « Le Premier minus… » Hilarité générale. (avril 2006)

 

Nicolas Sarkozy intervient sur France 2 : « Je veux mettre au service des injustices plus de moyens. » (avril 2006)

 

Nicolas Sarkozy reçoit à Paris Tony Blair, et lui rend hommage : « Les socialistes européens peuvent être fiers de ce qu’a fait l’un des nôtres… euh, l’un des leurs. » (janvier 2007)

 

Nicolas Sarkozy parle du « paquet fiscal », si discuté, y compris à droite : « Une partie des Français se dit : “Il fait une politique pour quelques-uns et pas pour tous.” Si les Français croient ça – et ils ont raison de le croire –, je dois en tirer des conséquences immédiates. » (avril 2008)

 

Eric Woerth, interrogé lors du Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI, se dit décidé à renforcer la lutte contre la fraude fiscale : « J’ai lancé toutes les procédures pour au contraire renforcer la fraude fiscale. » (été 2010)

 

Martine Aubry, interrogée sur France Inter, qualifie Ségolène Royal d’« ancienne présidente de la République ». (février 2009)

 

Laurent Fabius, lors du Grand Rendez-vous Europe 1-Le Parisien-Aujourd’hui en France, déclare que Martine Aubry a été « nommée au poste de premier secrétaire » du PS, avant de se reprendre en disant qu’elle a bien été « élue ». (mars 2010)

 

Ségolène Royal, à l’entame de la campagne présidentielle de 2007 : « Il faut redonner de la précarité, c’est un vrai combat. » (janvier 2007)

 

Bernard Kouchner, lors d’un entretien sur France Info, déclare : « C’est terrible ce qu’on fait aux Yoghourts. » Le ministre français des Affaires extérieures confond Ouïgours (minorité musulmane sunnite sous le joug des Han au Xinjiang, en Chine) et « yoghourts ». (juillet 2009)

 

Eric Besson : « Il y a eu à la fois une invasion… euh, une immigration en provenance d’Afrique et du Maghreb… Non pas une invasion, qu’il n’y ait pas de lapsus sur le sujet ! » (janvier 2009)

 

Dominique de Villepin répond à François Hollande qui lui réclamait une nouvelle fois le retrait du contrat première embauche (CPE) : « Attendons le Conseil constitutionnel qui prendra sa démission demain. » Une pause, puis il se reprend : « … qui prendra sa décision demain. » (mars 2006)

 

Bernard Tapie : « Si je soutiens Ségolène Royal… euh, si je soutiens Nicolas Sarkozy… » (avril 2007).

 

Dominique Voynet : « Plus que jamais, il faut que les femmes se serrent les couilles… pardon, les coudes ! »

 

Robert-André Vivien, député RPR, en plein débat à l’Assemblée nationale sur la classification des films pornographiques : « Monsieur le Ministre, il faut durcir votre sexe… euh, pardon, votre texte ! » (1975)

 

Lionel Jospin, évoquant les fruits de la croissance, explique que la majorité plurielle compte « les faire pousser et… pourrir ». (mars 1998)

 

Lionel Jospin gratifie la députée RPR Roselyne Bachelot d’un « Monsieur » et plaisante sur son lapsus pour aussitôt en commettre un autre en évoquant la candidature d’Elisabeth Guigou « à Matignon », au lieu d’Avignon. (octobre 2000)

 

Lionel Jospin adresse à Jacques Chirac ses « meilleurs vieux », peu de temps après l’avoir qualifié de « vieux, usé, fatigué ».

 

Lionel Jospin présente DSK comme le « directeur du Front national international ».

 

Jean-Pierre Raffarin, devant l’Institut des hautes études de défense nationale (IHEDN), évoque « la dynamique de dépense », au lieu de la « dynamique de défense ». (octobre 2003)

 

Rachida Dati « Nicolas Sarkozy l’a dit : il souhaite devenir le patron… euh, le président de tous les Français. »

 

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Islam:Le désarroi des sunnites irakiens(3)

Publié le par fethiok

Les chiites sont soutenus par Téhéran et par Washington, les sunnites par personne ! Le cri d’alarme d’un site sunnite domicilié aux Etats-Unis.

 

Sur le plan ethnique, la société irakienne est faite d’un mélange d’Arabes, de Kurdes et de Turkmènes, alors que, sur le plan religieux, elle se compose de sunnites, de chiites et de divers groupes confessionnels minoritaires. Durant la guerre Iran-Irak, dans les années 1980, les divisions sunnites-chiites se sont creusées. Cette période a vu émerger trois courants parmi les chiites : un premier qui fait entièrement allégeance à l’Iran (par exemple, le Conseil supérieur islamique irakien), un deuxième qui s’y soumet un peu moins et un troisième qui demeure indépendant.

On sait qu’un mensonge inlassablement répété finit par acquérir valeur de vérité. Cela s’applique à ce qu’on raconte sur les chiites d’Irak, car ceux-ci gonflent les chiffres les concernant afin de faire croire qu’ils représentent une part beaucoup plus importante de la population irakienne que le nombre qu’ils sont en réalité. En fait, on ne dispose d’aucun chiffre certain, ni en valeur absolue ni en pourcentage. Selon le recensement de 1997, dont les résultats ont été communiqués aux Nations unies, les sunnites forment près de 66 % de la population, contre 34 % pour les chiites. Ce sont des chiffres officiels. Que ceux qui disent autre chose le prouvent !

Soutiens financiers

Les exagérations chiites furent manifestes en 2003, lorsque certains leaders ont affirmé que “7 millions de personnes” s’étaient réunies à Karbala [ville sainte chiite]. Pas moins ! Or les agences de presse parlaient d’“environ 2 millions”. Quoi qu’il en soit, dans ce pays où certains ne trouvent pas de quoi manger, les millions coulent à flots pour les chiites qui font allégeance à l’Iran. Les husseinyats [nom donné par les chiites aux lieux de prière dédiés à l’origine aux rituels d’Achoura, d’après le nom d’Al-Hussein, petit-fils du Prophète et fils d’Ali] sont décorées de tapis de belle qualité, et les repas et médicaments y affluent en provenance d’organisations de secours, en premier lieu koweïtiennes, en second lieu iraniennes. Quant aux chiites qui refusent de faire allégeance à l’Iran, ils sont beaucoup moins bien dotés.

Les dons des organisations caritatives saoudiennes, les chiites n’en veulent pas. Ils considèrent que tous les livres, cassettes et corans qui sont envoyés à partir du Golfe proviennent de leurs ennemis jurés, les wahhabites. Cette impression est renforcée par la bataille qui fait rage sur Internet entre intégristes sunnites et chiites, pour la plus grande satisfaction des Américains. C’est pour cela qu’on a décidé de faire passer les aides par le Croissant-Rouge irakien. Or celui-ci était jadis sous la coupe de Saddam Hussein, ce qui fait que les gens ne lui font pas du tout confiance.

Quant aux Américains, ils cherchent à écarter les pro-iraniens des centres de décision et à attirer les chiites qui ne sont pas pro-iraniens en leur permettant d’occuper des postes dirigeants. Restent les Arabes sunnites. Ils forment aujourd’hui le groupe le plus faible. Personne ne les aide et personne ne les a pris sous son aile. Leurs troupes sont nombreuses, mais dépourvues d’argent et incapables d’agir. Même les chaînes satellitaires leur font faux bond. Leurs hommes de religion n’ont pas reçu de salaire depuis des mois et leurs prédicateurs n’ont plus de quoi manger depuis qu’on les a chassés de leurs postes. Soutenir ces imams est urgent puisque ce sont eux qui gèrent la vie dans les quartiers. Les sunnites ont grandement besoin de soutiens financiers aussi pour améliorer leurs mosquées, actuellement dotées de simples nattes en paille et n’ayant même pas l’eau courante nécessaire pour les ablutions. A cela s’ajoute un contexte particulier : les forces d’occupation américaines veulent réunir quelque quatre cents personnes pour administrer le pays et dessiner l’avenir du pays. Cela exige qu’on se mobilise afin de placer certaines personnes à des postes stratégiques. Si la situation financière des sunnites reste telle quelle, leur part risque d’être des plus faibles, réduisant d’autant leur capacité d’influence. Ils ont beau être nombreux, soudés et – grâce à Dieu ! – épargnés par les luttes intestines entre chefs, il n’en reste pas moins qu’une armée est faible si elle n’a ni moyens ni généraux.

Système de coupons

Après avoir démantelé le régime de Saddam Hussein, les Américains ont été surpris par la puissante révolte apparue à Bagdad et dans les autres villes sunnites. Quoi d’étonnant ? Les gens étaient privés d’eau, d’électricité et de salaires, ne trouvaient pas de travail pendant des mois, ni d’autres moyens de subsistance. Afin d’alléger la pression, les Américains ont distribué des vivres selon le même système de coupons qui existait sous le régime de Saddam Hussein. Pour autant, les problèmes de distribution d’eau et d’électricité ne sont pas réglés.

 

Source: Courrier International

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Islam:Trop de tensions(2)

Publié le par fethiok

Les conflits entre sunnites et chiites risquent de déstabiliser le monde arabe. Mais l’Iran, qui joue au pyromane, peut aussi prendre feu.

 

Afin de mettre un terme à l’escalade des tensions entre sunnites et chiites, les rassemblements ont été interdits au Koweït. On en était arrivé là après des déclarations outrageantes de la part d’une personne qu’on ne peut que qualifier d’extrémiste à propos de la personne d’Aïcha [épouse de Mahomet et ennemie du calife Ali, considéré comme le père du chiisme ]. Finalement, le chiite Yasser Habib, auteur de ces déclarations incendiaires, qui vit à Londres, s’est vu retirer sa nationalité koweïtienne.

Au même moment, à Bahreïn un chiite a été déchu de sa nationalité et un autre a été interdit de prêche. Au Liban, on assiste à des attaques en règle contre les sunnites. Et au Yémen, des rebelles houthistes [chiites] se drapent de l’idéologie du velayat-e faqih [doctrine politique en vigueur en Iran, justifiant la suprématie du religieux sur le politique]. En Irak, on entend des voix réclamant que le pouvoir reste aux mains des chiites, démocratie ou pas… A qui profite toute cette agitation ?

En premier lieu, nous ne pouvons, à chaque fois qu’un extrémiste a envie de faire parler de lui, accepter de mettre en danger la stabilité de nos pays. De tels extrémistes existent des deux côtés, et l’outrance, d’où qu’elle vienne, engendre l’outrance. Il faut raison garder et éviter les généralisations. En second lieu, il est de notre intérêt de renforcer le concept de citoyenneté, de vivre-ensemble et de droit à la différence. Il en va de la responsabilité des gouvernements. Evidemment, les médias doivent prendre soin de ne pas verser de l’huile sur le feu. Toutefois, nous ne pouvons passer sous silence le rôle dangereux que joue l’Iran dans la région. Il faut le dénoncer sans pour autant courir le risque d’une déstabilisation. La stabilité est un bienfait précieux.

De même, la consolidation de l’idée de citoyenneté ne signifie pas baisser les bras devant ceux qui portent atteinte aux religions ou qui insultent les prophètes, les compagnons ou les épouses de Mahomet. Il faut cependant garder son sang-froid et ne pas accorder à tel ou tel comportement plus d’importance qu’il n’en mérite. Ceux qui veulent faire vibrer la corde du confessionnalisme oublient que, tôt ou tard, ils en seront les principales victimes. Car l’Iran lui-même est une mosaïque d’ethnies et risque plus que quiconque d’être déstabilisé. Il en va de même pour d’autres Etats au Moyen-Orient.

 

Source: Courrier International

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Islam:Le chiisme, une religion à part?(1)

Publié le par fethiok

 

Les musulmans chiites et l'origine du chiisme

 

 Ali, époux de Fatima, l'une des filles du prophète Mahomet, est à l'origine des deux principales scissions qui ont affecté la communauté musulmane (le kharidjisme et le chiisme). En 656 après JC, il succède à Othman, le troisième calife (ou remplaçant du prophète Mahomet).

Le nouveau calife et ses partisans (en arabe, chiites ou chi'ites) prônent une grande rigueur dans la mise en pratique de l'islam et l'assimilation des populations conquises. Ils recommandent aussi que le califat revienne aux descendants en ligne directe du prophète. Ils s'opposent sur ces points aux orthodoxes ou sunnites, adeptes d'une application souple de la doctrine musulmane (la sunna).

 

En acceptant de s'en remettre à un arbitrage humain plutôt qu'à la justice divine, le calife Ali se met à dos une partie de ses partisans qui sortent de son camp et forment la secte des kharidjites (du verbe arabe kharadja, sortir). L'un d'eux assassine même Ali en 661.

 

La secte kharidjite va s'épanouir chez les Berbères d'Afrique du Nord, autour de Tahert (Algérie actuelle). Elle est aujourd'hui très marginale...

En attendant, les partisans d'Ali, conduits par le fils cadet de celui-ci, Al-Hussein, affrontent les sunnites à Kerbela en 680. Ils sont défaits et la mort d'Al-Hussein va consommer la rupture entre sunnites et chiites.

  

 Les chiites dans le monde actuel

Les chiites duodécimains (ils reconnaissent douze imams) représentent aujourd'hui environ 15% de l'ensemble des musulmans (environ 150 millions de fidèles). Ils sont très majoritaires en Iran (60 millions sur 70 millions d'habitants). Ils sont aussi majoritaires en Irak (60% des 30 millions d'Irakiens) où ils ont été jusqu'à ces dernières années opprimés par les Arabes sunnites (15% de la population), d'où les désordres actuels.

Ils sont devenus au Liban, ces dernières années, la communauté religieuse la plus nombreuse, devant les chrétiens, ce qui explique là aussi les tensions politiques.Ils sont présents aussi dans le nord de l'Arabie séoudite et dans les émirats du Golfe (une dizaine de millions) ainsi qu'à l'est de la Turquie (environ 15% des 70 millions de Turcs).

N'oublions pas surtout que le deuxième pays chiite au monde après l'Iran est le... Pakistan, avec plus de 40 millions de chiites pour 120 millions de sunnites ! En Inde et en Afrique de l'Est, on compte aussi quelques millions de chiites septimanien ou ismaéliens (ils reconnaissent sept imams).



Les différentes branches du chiisme
 

Les musulmans chiites attribuent une importance cruciale au culte de l'imam (d'après le mot arabe amâma qui veut dire devant). Cet imam chiite n'a rien à voir avec l'imam qui, chez les sunnites, préside simplement à la prière dans les mosquées. Il est le descendant d'Ali, le gendre du Prophète. Il est réputé infaillible dans l'interprétation du sens caché du Coran. Tous les fidèles lui doivent allégeance.

Malheureusement, les chiites ne s'accordent pas sur le nombre d'imams légitimes. La plus grande partie d'entre eux s'accordent sur l'existence de douze imams, y compris Ali et ses deux fils. Ce sont les chiites duodécimains ou imamites.

D'après eux, le douzième et dernier imam aurait disparu à l'âge de 8 ans du côté de Samarra, près de Bagdad. Il est appelé à revenir à la fin des temps pour juger les hommes. Ces chiites duodécimains sont prédominants en Irak et en Iran mais aussi très présents au Liban où ils ont créé les milices du Hezbollah.

Une autre branche très influente quoique moins nombreuse est le chiisme septimanien ou ismaélien, qui reconnaît l'existence de sept imams seulement, le dernier étant Ismaïl, disparu vers 765. Pour les ismaéliens, Mahomet s'inscrit dans une lignée de prophètes dont le dernier et le plus pur sera le Mahdi (guide suprême).

 

 

Religion et politique chez les chiites

Les chiites se distinguent des sunnites par l'existence d'un clergé très hiérarchisé, proche de la population et indépendant du pouvoir politique.

La population suit des «ayatollah» (ou «signe de Dieu»), chefs religieux régionaux qui se signalent par leur charisme, leur science et leur foi. Ces ayatollah portent en Iran le nom de leur ville d'attache. Ainsi Rouhollah Mostafavi fut-il plus connu sous le nom de Khomeiny (de la ville de Khomeyn) et Ali-Akbar Hâchemi sous celui de Rafsandjâni (de Rafsandjân).

Au somme de l'État, il s'ensuit des différences majeures quant au gouvernement. Tandis que les musulmans sunnites acceptent la confusion de l'autorité politique et de l'autorité religieuse en une même personne (autrefois le calife, aujourd'hui le souverain comme au Maroc ou plus trivialement le dictateur du moment), les chiites distinguent les deux sphères politique et religieuse.

Dans l'actuelle République islamiste d'Iran, le président élu de la République (depuis 2005, Mahmoud Ahmadinejad) doit composer avec le «Guide de la Révolution» (aujourd'hui l'ayatollah Ali Khamenei), qui est nommé par un conseil de 80 religieux ou mollahs, le Conseil des experts. Le Guide de la Révolution possède d'importantes prérogatives (nominations...) et figure hiérarchiquement au-dessus du Président, ce qui confirme l'orientation théocratique du régime mais limite les risques de dérive autocratique.



 Ismaéliens, Fatimides et Nizarites

Au début du Xe siècle, un prédicateur ismaélien du nom d'Obéïd Allah se présente comme le descendant de Fatima, la fille du Prophète, et l'héritier d'Ismaïl.

Reconnu en Afrique du Nord comme le Mahdi, il fonde en 909 un califat dissident du califat sunnite de Bagdad. Établi à Kairouan (Tunisie actuelle), ce califat fatimide va d'abord régner sur l'Afrique du Nord, avant qu'il n'en soit chassé par des soulèvements populaires.

Ayant conquis l'Égypte en 969, les Fatimides s'installent en 972 au Caire et, pendant deux siècles, vont faire la prospérité du pays. Aux alentours de l'An Mil, sous le règne du calife Hakim, des prédicateurs ismaéliens fondent la secte des Druzes.

Établis au Liban, en Israël et en Syrie, au nombre d'environ 250.000, les Druzes occupent aujourd'hui une place à part dans le monde islamique. Leurs rites secrets font dire à certains observateurs qu'ils ne sont pas à proprement parler des musulmans.

Un siècle plus tard, une lutte de succession à la tête du califat occasionne la naissance d'une nouvelle dissidence à l'initiative d'Hassan ben Sabbah. Celui-ci établit à Alamout, au-dessus de la mer Caspienne, la secte des ismaéliens nizarites, du nom de Nizar, un Fatimide victime de la lutte successorale. Ses fidèles sont aussi connus sous le nom d'Assassins !

 

Des «Assassins» à l'Aga Khan

Les ismaéliens nizarites d'aujourd'hui sont dirigés par l'Aga Khan. Celui-ci descend de Buzurg Umid, successeur d'Hassan ben Sabbah à la tête de l'État nizarite. C'est le chef respecté (et très riche) d'une communauté pacifique de quinze millions de personnes présentes principalement sur les bords de l'Océan indien, y compris en Afrique orientale. Sa femme porte le titre de Bégum, bien connu de la presse magazine. On est loin ici de la réputation sulfureuse des Assassins.

 

 

 

 

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Pourquoi Bouteflika ne graciera pas Mohamed Gharbi

Publié le par fethiok

L’affaire Gharbi, depuis le début, sert de gage aux islamistes que le pouvoir algérien ne cesse de courtiser et d’appeler, désespérément, à déposer les armes. Condamner Gharbi c’était signifier aux futurs terroristes repentis que l’Etat est à leurs côtés et qu’elle veillait à leur sécurité. Le libérer aujourd’hui ce serait, pour le pouvoir algérien, se placer à contre-courant de sa propre stratégie « réconciliatrice ».

 


Dans un bel élan de patriotisme, de générosité, de désespoir aussi, plusieurs personnalités algériennes ont demandé hier dimanche 31 octobre, au président Abdelaziz Bouteflika de gracier, à la veille du 56e anniversaire du déclenchement de l’insurrection nationale, l’ancien moudjahid et ex-patriote, Mohamed Gharbi, 75 ans, condamné à mort pour avoir tué, en février 2001, un terroriste repenti, Ali Merad, ex-membre de l'Armée islamique du salut (AIS) qui le narguait et le menaçait, dans sa ville natale de Souk Ahras.« Nous avons lancé une pétition "Libérez Mohamed Gharbi" (LMG), pour demander la libération de Mohamed Gharbi. Elle sera adressée au président de la république M. Abdelaziz Bouteflika" rapidement », a déclaré dimanche à l'AFP Samir Nedjraoui, membre du LMG.L’initiative se justifie : ayant épuisé toutes les voies de recours juridiques, il ne reste plus, en effet, à Mohamed Gharbi qu’une providentielle grâce présidentielle pour retrouver la liberté. Un arrêt de la Cour suprême rendu en juillet 2010 le condamne à mort, et ce jugement est définitif.

 

Aussi, c’est fort logiquement que les initiateurs de la pétition se tournent vers Bouteflika, emportés par "le ferme espoir que Monsieur le Président de la République, conscient du drame humain qui frappe ce Moudjahid, prendra la mesure attendue lui permettant de retrouver la liberté".

 

Nous savons les raisons pour lesquelles Bouteflika devrait donner suite à cette doléance et gracier le détenu. Une raison de reconnaissance d’abord : Mohamed Gharbi a consacré sa vie à se battre pour ce pays, contre les soldats français puis contre ceux de l’intégrisme islamiste. Une raison de bon sens, ensuite : Mohamed Gharbi n’est pas un assassin. Il a été contraint à l’acte irrémédiable : pas une seule des plaintes déposées par Mohamed Gharbi contre Ali Merad n'avait trouvé écho auprès des autorités locales. Bref, sa place n’est pas en prison. "Nous réclamons sa libération. Notre demande n'est pas judiciaire mais militante: cet homme est un ancien moudjahid et un ex-patriote", soutient Farid Harchaoui membre du comité pour la libération de Mohamed Gharbi.


Hélas, nous savons aussi la raison pour laquelle Bouteflika, sauf miracle, ne donnera pas suite à cette doléance et ne graciera pas Gharbi : entre Gharbi et les repentis, Bouteflika choisit les repentis. L’affaire Gharbi, depuis le début, sert de gage aux islamistes que le pouvoir algérien ne cesse de courtiser et d’appeler, désespérément, à déposer les armes. Condamner Gharbi c’était signifier aux futurs terroristes repentis que l’Etat est à leurs côtés et qu’elle veillait à leur sécurité. Le libérer aujourd’hui ce serait, pour le pouvoir algérien, se placer à contre-courant de sa propre stratégie « réconciliatrice ».

 

« Ne pas provoquer les repentis »
Les membres du Comité pour la libération de Mohamed Gharbi ne se trompent-ils pas d’interlocuteur ? Ils parlent de « drame humain » et rappellent, naïvement, au Président que Gharbi « avait mis en garde à plusieurs reprises les autorités contre les menaces proférées à son encontre par l'ancien chef terroriste. » C’est oublier que le Président avait lui-même donné instruction à cette période précise, de « protéger » les repentis par tous les moyens.Il faut se rappeler, en effet, qu’un mois avant que Gharbi ne commette son acte, le 11 janvier 2001, Bouteflika appelait les femmes, à partir de Batna, à ne pas « provoquer les repentis et cesser de fumer dans la rue », les exhortant à « céder un peu » sur leur libertés individuelles pour ne pas « heurter la sensibilité des repentis » et de ne plus les narguer « en bombant le torse » A cette même période, il confirmait déjà que persuader les islamistes de déposer les armes était sa grande obsession qui primait sur tout le reste. Deux semaines après que Gharbi eût tué Ali Merad, le 21 mars, le président fait appel aux oulémas pour l’aider dans sa mission.: « Je vous prie d’user de toutes vos forces, votre sagesse dans le sens de la réconciliation qui me permettraient d’annoncer le grand pardon entre les enfants d’une même nation. »

 
Bouteflika a, d’emblée, considéré le geste de Gharbi comme un dangereux précédent contre sa politique « réconciliatrice », un geste qu’il convenait de punir sévèrement pour ne pas « désespérer » les futurs repentis. Il y a même tout lieu de croire que c’est sur injonction de la Présidence de la République que la première condamnation de Gharbi à 20 ans de prison ferme, décidé par le tribunal criminel de Guelma, en janvier 2004, a été aggravée en une peine à la perpétuité en appel en mars 2007, avant d'être transformée en condamnation à mort à l’issue d'un troisième jugement en cassation en 2009.


Aussi, escompter que le président soit sensible au « drame humain » serait pure illusion. Bouteflika est dans la politique capitularde, pas dans l’émotion. Tout cela, le risque de conflagration entre résistants et terroristes « repentis », il le savait, et l’avait toujours su. Dans son livre La force qui nous manque, la juge franco-norvégienne Eva Joly, raconte comment elle avait mis en garde Bouteflika qui l’avait sollicitée dès le printemps de l’année 2005 dans le but de gagner son appui pour l’obtention du prix Nobel de la paix. «. À un moment, il s'approche, pose sa main sur moi et me dit :”Eva, c'est terrible ce que vit mon pays. (…) Je voudrais faire une grande loi d'amnistie”. Il sait, s'il m'a vraiment lue, que, pour moi, seule la vérité juridique guérit. L'amnistie est un couvercle posé sur un passé encore brûlant. (…) Une semaine avant ce voyage, j'ai participé à une rencontre entre la Norvège et l'Indonésie sur les droits de l'homme. J'avais alors bâti un discours sur l'importance de juger le passé pour être crédible aujourd'hui dans la lutte contre la corruption, je m'étais appuyée sur la pensée du philosophe Derrida. Il a écrit sur le pardon. À Alger, son texte est encore dans mon sac, véritable mille feuilles. Le désordre a ses avantages. Je dis à Bouteflika qu'une simple amnistie ne réglera rien, que dans les villages on continuera de vivre mal à frôler les assassins. J'ajoute qu'une amnistie dépend des mots qu'on choisit et des projets qui l’accompagnent. Je sors le texte de Derrida. Je ne sais s'il a fini un jour par le lire… »


"Ne pas désespérer"
Rien n’a changé depuis 2001. Le pouvoir est toujours dans une posture de racolage des islamistes. Récemment encore, il y a à peine dix jours, le Premier ministre Ahmed Ouyahia rappelait devant les députés de l’APN, que « les portes de la clémence » restaient toujours ouvertes pour ceux qui, parmi les terroristes, désireraient se rendre.On ne peut pas être clément pour deux.Libérer Gharbi aujourd’hui, ce serait, pour Bouteflika, adresser aux terroristes un contre-message.


Rien n’indique d’ailleurs que le président songe à cette éventualité. Bien au contraire. Quand le président de la chambre criminelle de la Cour suprême affirme, le 5 octobre dernier, que « l’affaire du patriote Mohamed Gharbi est close », que toutes les voies de recours ont été épuisées dans ce dossier et qu’aucune jurisprudence ne peut être envisagée, c’est une illustration de la fermeté du pouvoir sur cette affaire.
Faut-il pour autant désespérer ? Sans doute pas. Le fait que, contre l’apathie réelle ou supposée, un collectif se mobilise pour sauver un moudjahid de l’injustice, est quelque chose de réconfortant et de prometteur. Il reste à persévérer. Et surtout à inscrire l’action en faveur de Mohamed Gharbi non pas dans le registre du « drame humain », mais dans une démarche politique, patiente et obstinée, qui ambitionne de rétablir la vérité, la « vérité juridique » dont parle Eva Joly, la « vérité politique ». La vérité tout court.


Mohamed Gharbi sera alors le rescapé de cette vérité infligée aux manigances politiciennes. Ou ne sera pas.

 

 

Pétition à l'attention de tous les démocrates et républicains algériens et d'ailleurs

http://www.algerie-petition.com/8.html

 

hic gharbi



 

 

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1er novembre

Publié le par fethiok

hic nov

dilem nov

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Besson présente son projet de loi sur l'immigration

Publié le par fethiok

besson.2jpg

Dans la chaleur pesante
De la salle d'attente
A Lausanne, une nuit
Ils sont là, vingt ou trente
Qui somnolent ou qui chantent
Pour passer leur ennui

Ils ne parlent pas mon langage
Viennent d'Espagne ou d'Italie
C'est pas par plaisir qu'ils voyagent !

Ils ont dans leur valise
Un trésor : trois chemises
Un pantalon usé
Dehors, le froid, la bise
Raclent la pierre grise
Et le goudron du quai

Ils viennent bâtir nos barrages
Nos ponts, nos autoroutes aussi
C'est pas par plaisir qu'ils voyagent !

Leur maison, leur famille
Leurs garçons et leurs filles
Ils ont dû les laisser
C'est la loi qui le dit
Paraît qu' dans mon pays
Il y a trop d'étrangers

Leur faudra du coeur à l'ouvrage
Et puis apprendre à dire oui
C'est pas par plaisir qu'ils voyagent !

Ce qu'ils sont, ce qu'ils pensent
Ça n'a pas d'importance
On ne veut que leurs bras
Et tout ça est normal
Et tout ça me fait mal
Ça se passe chez moi

Ils retrouveront leur village
Quand on n' voudra plus d'eux ici
C'est pas par plaisir qu'ils voyagent !
C'est pas par plaisir qu'ils voyagent !

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Pour Sakineh Mohammadi-Ashtiani

Publié le par fethiok

Sakineh-Iran

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saki 3

dilem sakineh

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11 septembre 1973:Teisseire(Grenoble) se souvient d'Allende

Publié le par fethiok

Ce matin,sur la place Allende à Teisseire(Grenoble) s'est déroulée une manifestation pour commémorer la disparition du président Salvador ALLENDE dont le gouvernement a été renversé par un coup d'état militaire le 11 septembre 1973.

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  Sandor Arancibia

 

(ancien Préfet de la province de Valdivia sous le

gouvernement de Salvador Allende, de 1972 jusqu'au coup d'état de 1973.

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Au clou !!!

Publié le par fethiok

chriac rem

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