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Articles avec #politique tag

Lettre à Jean FERRAT.

Publié le par fethiok

"Jean !
 
J'aimerais te laisser tranquille, au repos dans cette terre choisie.

J'aurais aimé que ta voix chaude ne serve maintenant qu'à faire éclore les jeunes pousses plus tôt au printemps, la preuve, j'étais à Entraigues il n'y a pas si longtemps et je n'ai pas souhaité faire le pèlerinage. Le repos c'est sacré !
 
Pardon te t'emmerder, mais l'heure est grave, Jean. Je ne sais pas si là où tu es tu ne reçois que le Figaro comme dans les hôtels qui ne connaissent pas le débat d’idées, je ne sais pas si tu vois tout, de là-haut, ou si tu n'as que les titres d'une presse vendue aux argentiers proches du pouvoir pour te tenir au parfum, mais l'heure est grave!
 
Jean, écoute-moi, écoute-nous, écoute cette France que tu as si bien chantée, écoute-la craquer, écoute-la gémir, cette France qui travaille dur et rentre crevée le soir, celle qui paye et répare sans cesse les erreurs des puissants par son sang et ses petites économies, celle qui meurt au travail, qui s'abîme les poumons, celle qui se blesse, qui subit les méthodes de management, celle qui s'immole devant ses collègues de bureau, celle qui se shoote aux psychotropes, celle à qui on demande sans cesse de faire des efforts alors que ses nerfs sont déjà élimés comme une maigre ficelle, celle qui se fait virer à coups de charters, celle que l'on traque comme d'autres en d'autres temps que tu as chantés, celle qu'on fait circuler à coups de circulaires, celle de ces étudiants affamés ou prostitués, celle de ceux-là qui savent déjà que le meilleur n'est pas pour eux, celle à qui on demande plusieurs fois par jour ses papiers, celle de ces vieux pauvres alors que leurs corps témoignent encore du labeur, celles de ces réfugiés dans leurs propre pays qui vivent dehors et à qui l'on demande par grand froid de ne pas sortir de chez eux, de cette France qui a mal aux dents, qui se réinvente le scorbut et la rougeole, cette France de bigleux trop pauvres pour changer de lunettes, cette France qui pleure quand le ticket de métro augmente, celle qui par manque de superflu arrête l'essentiel...
 
Jean, rechante quelque chose je t'en prie, toi, qui en voulais à D'Ormesson de déclarer, déjà dans le Figaro, qu'un air de liberté flottait sur Saigon, entends-tu dans cette campagne mugir ce sinistre Guéant qui ose déclarer que toutes les civilisations ne se valent pas?
Qui pourrait le chanter maintenant ?
Pas le rock français qui s'est vendu à la Première dame de France.
Écris-nous quelque chose à la gloire de Serge Letchimy qui a osé dire devant le peuple français à quelle famille de pensée appartenait Guéant et tous ceux qui le soutiennent !
 
Jean, l'Huma ne se vend plus aux bouches des métros, c'est Bolloré qui a remporté le marché avec ses gratuits.
Maintenant, pour avoir l'info juste, on fait comme les poilus de 14/18 qui ne croyaient plus la propagande, il faut remonter aux sources soi-même, il nous faut fouiller dans les blogs...
Tu l'aurais chanté même chez Drucker cette presse insipide, ces journalistes fantoches qui se font mandater par l'Élysée pour avoir l'honneur de poser des questions préparées au Président, tu leurs aurais trouvé des rimes sévères et grivoises avec vendu...
 
Jean, l'argent est sale, toujours, tu le sais, il est taché entre autres du sang de ces ingénieurs français.
La justice avance péniblement grâce au courage de quelques-uns,
et l'on ose donner des leçons de civilisation au monde...
 
Jean, l'Allemagne n'est plus qu'à un euro de l'heure du STO, et le chômeur est visé, insulté, soupçonné.
La Hongrie retourne en arrière ses voiles noires gonflées par l'haleine fétide des renvois populistes de cette droite "décomplexée".
 
Jean, les montagnes saignent, son or blanc dégouline en torrents de boue, l'homme meurt de sa fiente carbonée et irradiée, le poulet n'est plus aux hormones, mais aux antibiotiques et nourri au maïs transgénique.
Et les écologistes n’en finissent tellement pas de ne pas savoir faire de la politique.
Le paysan est mort et ce n’est pas les numéros de cirque du Salon de l’Agriculture qui vont nous prouver le contraire.
 
Les cowboys aussi faisaient tourner les derniers indiens dans les cirques.
Le paysan est un employé de maison chargé de refaire les jardins de l'industrie agroalimentaire.
On lui dit de couper il coupe, on lui dit de tuer son cheptel il le tue, on lui dit de s'endetter il s'endette, on lui dit de pulvériser il pulvérise, on lui dit de voter à droite il vote à droite...

Finies les jacqueries!
 
Jean, la Commune n'en finit pas de se faire massacrer chaque jour qui passe.
Quand chanterons-nous "le Temps des Cerises" ?
Elle voulait le peuple instruit, ici et maintenant on le veut soumis, corvéable,
vilipendé quand il perd son emploi, bafoué quand il veut prendre sa retraite, carencé quand il tombe malade...
Ici on massacre l'Ecole laïque, on lui préfère le curé, on cherche l'excellence comme on chercherait des pépites de hasards, on traque la délinquance dès la petite enfance, mais on se moque du savoir et de la culture partagés...
 
Jean, je te quitte, pardon de t'avoir dérangé, mais mon pays se perd et comme toi j'aime cette France, je l'aime ruisselante de rage et de fatigue, j'aime sa voix rauque de trop de luttes, je l'aime intransigeante, exigeante, je l'aime quand elle prend la rue ou les armes, quand elle se rend compte de son exploitation, quand elle sent la vérité comme on sent la sueur, quand elle passe les Pyrénées pour soutenir son frère ibérique, quand elle donne d'elle même pour le plus pauvre qu'elle, quand elle s'appelle en 54 par temps d'hiver, ou en 40 à l'approche de l'été.
Je l'aime quand elle devient universelle, quand elle bouge avant tout le monde
Sans savoir si les autres suivront, quand elle ne se compare qu'à elle-même et puise sa morale et ses valeurs dans le sacrifice de ses morts...
 
Jean, je voudrais tellement t'annoncer de bonnes nouvelles au mois de mai...
 
Je t'embrasse.
Philippe Torreton  

P.S. Il y a un copain chanteur du Président de la République qui reprend du service dans la grande entreprise de racolage en tout genre et qui chante à ta manière une chanson en ton honneur. N’écoute pas, c’est à gerber.
 
 
 
 
 

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La dernière ligne (à) droite?

Publié le par fethiok

dilem 11
hic élec

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Enfin...la retraite !!!

Publié le par fethiok

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Benjamin STORA à Grenoble

Publié le par fethiok

   
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Benjamin STORA et votre serviteur  Fethi.


Dans le cadre du 50e anniversaire de l'indépendance de l'Algérie, l'association ASALI  a organisé une conférence sur "Les mémoires blessées de l'Algérie" avec l'historien Benjamin Stora ce jeudi 19 avril à la Maison du Tourisme de Grenoble

Les hommes sont plus les fils de leur temps que les fils de leur père», affirmait le grand historien Marc Bloch. Ils peuvent être l’un et l’autre, aussi intensément, dans un enchevêtrement complexe, quand, dès leur plus jeune âge, ils sont pris dans les rais de l’histoire. Benjamin Stora a consacré une vie de recherche et plus d’une vingtaine d’ouvrages à la guerre d’Algérie. Né à Constantine en 1950, il a grandi et s’est construit enfant, de 4 à 11 ans, dans cette guerre de sept ans. Il garde gravés dans sa mémoire la saveur de la tfina, le plat des juifs de Constantine, des mots d’arabe dans la voix de sa mère, des pique-niques sur la plage et une grosse valise de drames familiaux. Les brûlures de la guerre, le silence pétrifié des parents, l’exil sans retour, le chagrin définitif. «L’arrachement», dont Stora dit que le mot résume, plus qu’aucun autre, les facettes multiples et contradictoires de cette guerre.

Dans son dernier ouvrage, il n’y a pourtant aucun pathos. «Mon travail d’historien, c’est de prendre de la distance par rapport à mes souvenirs personnels, mon cas individuel, pour raconter une histoire qui concerne les peuples de France et d’Algérie», et qui résonne encore si fortement aujourd’hui.

Stora appartient à cette toute petite poignée d’historiens dont la qualité des travaux a permis contre les vents contraires de l’oubli, «ces retours de mémoire», réguliers et toujours éruptifs. Cinquante ans après les accords d’Evian, Stora a voulu répondre, comme dans un dialogue, à toutes les questions qui n’ont cessé de lui être posées, «par des jeunes, des moins jeunes, des Français ou des Algériens, à l’occasion d’un cours, d’un séjour, d’un repas entre amis ou en famille».

Dans ce texte concis et lumineux, il restitue, à travers des faits précis, la densité des «mémoires blessées», toujours «en conflit les unes avec les autres». Celle des Algériens musulmans et celle des Européens d’Algérie, ces deux groupes qui ne se sont pratiquement jamais mélangés ; celle des «pieds-noirs» et celle des juifs d’Algérie, dont beaucoup parlaient l’arabe ; celle des paysans qui ont rejoint en masse les rangs du FLN, celle des nationalistes dissidents du MNA, engagés dans une autre guerre fratricide ; celle des deux millions de jeunes appelés français «qui n’ont pas tous vécu la même guerre», mais dont aucun ne rentrera intact. Celle des harkis, dont la plupart se sont abrités derrière le drapeau français dans l’espoir d’échapper à la misère, avant d’être abandonnés au malheur.

Pour donner à comprendre la diversité des tourments et la violence des situations, Stora évoque aussi ces milliers d’Algériens musulmans qui ont migré, mois après mois, «vers un pays qui leur faisait la guerre». En dressant le bilan des morts et des blessés, des deuils et des drames intimes, des déplacements, des tortures et des disparitions, Stora insiste sur «la cruauté terrible» de cette guerre et explique ainsi pourquoi «sa mémoire est encore aujourd’hui refoulée et douloureuse».

Amities 6914

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J-27 : Nouveau médicament sur le marché électoral

Publié le par fethiok

ÉLEC-PRÉSIDE  

Médicament quinquennal de remise en forme de la nation. Veuillez lire attentivement cette notice avant de prendre ce médicament. Elle contient des informations importantes sur votre traitement.

Composition

Paracétamol hollandais………………………………………...26 mg
Sarkozyne Tremulans…………………………………………..22 mg
Lepenite Marine………………………………………………..20 mg
Camomilla Bayrouensis………………………………………....2 mg
Mélonchite vituperans…………………………………………10 mg
Jolycine verte (Bio)……………………………………………  8 mg
Excipients QSP…………………………………………………2 mg
( boutinime, villepinite, poutousine, etc…)

 

Précautions d’emploi

L’utilisation de ce médicament est prohibée chez les mineurs. Réservé aux citoyens français inscrits sur les listes électorales. Pour que la pilule ne soit pas trop amère, prévoir désillusion et promesses non tenues. L’usage de l’alcool et d’autres substances euphorisantes n’est conseillé qu’en cas de victoire de votre camp. En cas d’intolérance à l’un de ses composants, votez utile dès la première partie du traitement.

 

Posologie

   Un bulletin dans l’urne par personne le 22 avril. Renouveler le traitement en version édulcorée quinze jours après. En cas d’insuffisance de résultats, demander à votre médecin le médicament suivant : ÉLECT LEGISLATIF pour rééquilibrer le traitement.   Un seul

 

Effets indésirables

Les effets indésirables peuvent durer cinq ans.
Récession, austérité, baisse de moral, réactions allergiques de type éruption populaire, chute de pression artérielle. Soyez prudents. En cas de grossesses, pensez à l’avenir de vos enfants. Choisissez bien ! L’usage de ce médicament n’est pas obligatoire mais  fortement conseillé pour tous les citoyens en âge de voter. Ne pas utiliser après la date de péremption figurant sur le code électoral.

Ce médicament a été inventé par Juliette.



juliette97

 

Juliette Noureddine, plus connue sous le nom de scène de Juliette, née le 25 septembre 1962 à Paris, est une chanteuse, auteur et compositrice française.

Le grand-père de Juliette, d'origine kabyle, est arrivé en France dans les années 1920; son père, Jacques Noureddine, est saxophoniste. Juliette fait ses débuts à Toulouse. Après avoir passé son adolescence dans une institution religieuse, puis après s'être essayée à la faculté de lettres, puis de musicologie, elle se produit dans les bars et les restaurants toulousains comme pianiste, interprétant Jacques Brel ou Édith Piaf.

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Cinquante ans après, le FLN crée toujours la discorde

Publié le par fethiok

Un colloque d'historiens sur l'action du FLN en France pendant la guerre d'Algérie a subi des pressions d'organisations de rapatriés. Les organisateurs dénoncent une polémique instrumentalisée par l'extrême droite.

50 ans après les accords d'Evian, les plaies de la guerre d'Algérie ne sont toujours pas refermées pour un certain nombre d'associations du sud de la France. Plusieurs d'entre elles appellent à manifester devant le conseil général du Gard, samedi matin, à Nîmes. L'objet de leur courroux ? La tenue d'un colloque ce week-end sur l'histoire de la fédération de France du Front de libération nationale (FLN), lors de la guerre d'Algérie.

Une manifestation «déplacée», selon Yvan Lachaud, député Nouveau Centre de la 1ère circonscription du Gard, qui a demandé au Conseil général de se désolidariser de l'événement (celui-ci ne fait que louer un auditorium aux organisateurs et ne s'est pas encore prononcé sur leur demande de subvention). Le sénateur-maire (UMP) de Nîmes, Jean-Paul Fournier, est allé jusqu'au préfet du Gard pour lui demander l'annulation du colloque, qui, «outre les incertitudes sur l'impartialité de son approche, peut générer un risque sérieux de trouble à l'ordre public».

Peine perdue. Les deux journées de débats auront bien lieu, au grand soulagement de Bernard Deschamps, son organisateur. L'ancien député communiste, président fondateur et d'honneur de l'association d'amitié franco-algérienne «France El Djazaïr», est à l'origine de l'initiative, avec une dizaine d'autres organisations. Il s'avoue surpris de la polémique. «Depuis 2005, nous organisons tous les ans un panorama du cinéma algérien, au cours duquel on projette des films sur la guerre d'Algérie, sur le 8 mai 1945, le 8 février 1962, explique-t-il. On n'a jamais eu de problème. Si ça suscite tant d'émotion cette année, c'est à cause de la récupération politique qui en est faite.»

«Une entreprise de désinformation et de propagande étrangère»

«L'appel à la manifestation émane de lepénistes et de l'extrême-droite, précise Bernard Deschamps. Pas des harkis ou des pieds-noirs dans leur ensemble.» A l'origine de ce rassemblement, on retrouve l'Union syndicale de défense des intérêts des Français repliés d'Algérie (Usdifra), dont le président Gilbert Mène se défend pourtant de tout engagement politique. L'association s'est, la première, emballée contre «une entreprise de désinformation et de propagande étrangère» (sic).

Élus locaux et parlementaires, ainsi que le ministère de la Culture, ont été inondés de courriers leur demandant de se désolidariser du colloque. Une stratégie qui a fonctionné, puisque Marc Laffineur, secrétaire d'Etat aux Anciens combattants, a pris sa plume pour demander à Bernard Deschamps de retirer le logo du ministère de la Culture de la plaquette officielle.

«On avait adressé le programme au ministère, avec son logo dessus, en lui précisant bien que pour des raisons de calendrier d'impression, l'absence de réponse valait validation, raconte Bernard Deschamps. C'est toujours ainsi que l'on procède. Il a fallu que tout le monde s'agite après le communiqué de l'Usdifra pour que la classe politique cherche à se mettre à l'abri, d'autant plus avec les élections à venir.»

L'influence des associations d'anciens combattants, de pieds-noirs, ou de harkis, est bien réelle dans le sud-est de la France. Début février, le maire de Nice, Christian Estrosi (UMP), avait déjà demandé à la Ligue des droits de l'homme de «surseoir» à un débat intitulé «Algérie 1962. Pourquoi une fin de guerre si tragique ?».

«Provocation»

Du côté de l'Usdifra, on espère réunir plusieurs centaines de personnes lors de la manifestation samedi matin. «Une trentaine d'organisations nîmoises – harkis, pieds-noirs, anciens combattants, anciens parachutistes – ont répondu à notre appel, confie Gilbert Mène. Je sais que les harkis veulent planter la tente dès vendredi soir et empêcher les participants d'entrer dans la salle du colloque.» Pour le président de l'association, les deux jours de débats sont une «provocation». Et d'ajouter: «Le FLN a pratiquement des centaines de milliers de morts sur la conscience. Faire son apologie 50 ans après notre exode, on le vit très mal. Imaginez qu'un colloque sur les actions de l'OAS soit organisé en Algérie. Vous croyez qu'ils se laisseraient faire ?»

Gilbert Mène n'imagine pas une seconde que le colloque puisse laisser la place à une pluralité de points de vue. «Parmi les invités, il y a deux personnes qui viennent d'Algérie et qui sont pro-FLN, et notamment un homme condamné à mort [Mostefa Boudina, leader d'un groupe armé du FLN en France pendant la guerre d'Algérie, qui avait finalement été amnistié, ndlr]. La problématique de la réconciliation, c'est toujours à sens unique. On doit accepter tout ce qui se passe en France au nom de la liberté d'expression !»

Le contre-colloque de Collard

Des arguments qui font bondir Bernard Deschamps. «De quel droit peut-on mettre en doute a priori l'honnêteté des historiens ?, s'interroge-t-il. Ce n'est pas un colloque de propagande, il y aura une multiplicité d'approches, quatre plages horaires de débats entre les historiens et la salle.» Les invités font autorité dans leur domaine. Gilbert Meynier, de l'université Nancy II , ou encore Sylvie Thenaut, chargée de recherche au CNRS , participeront aux débats. Ainsi que plusieurs doctorants, des historiens algériens, et deux anciens membres du FLN, donc.

«S'il n'y a pas d'intervenants rapatriés d'Algérie ou harkis, c'est tout simplement parce que le colloque porte sur le rôle du FLN en France», répond Bernard Deschamps. Et ce n'est pas le «contre-colloque» organisé à l'initiative de Gilbert Collard, soutien de Marine Le Pen et candidat aux élections législatives à Nîmes, qui semble le convaincre. Une action qui aura lieu samedi après-midi au bar-restaurant «Chez Bill» et à laquelle des historiens et des combattants doivent prendre part. Sans que la section du Gard du FN ait été en mesure de nous donner de plus amples informations sur la liste des invités...

In Libération

 > le communiqué de la LDH de Toulon sur les pressions exercées contre la tenue du colloque. ( cliquez ici)  link 

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Chuttt !!!

Publié le par fethiok

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La chasse est ouverte

Publié le par fethiok

Campagne

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Le Crif ordonne la censure, l'université Paris 8 obéit

Publié le par fethiok

Julien Salingue, membre fondateur du Cercle des chercheurs sur le Moyen-Orient, réagit à la décision de l'université Paris 8 de retirer son autorisation au colloque «Israël, un État d'apartheid?» prévu les 27 et 28 février prochains et auquel il devait participer: «Comme l’an passé à l’ENS, la direction d’un établissement public d’enseignement supérieur a cédé aux injonctions» du Conseil représentatif des institutions juives de France.

Dans un courrier daté du 17 février 2012, le président de l’université Paris 8 a informé les organisateurs du colloque «Des nouvelles approches sociologiques, historiques et juridiques à l'appel au boycott international: Israël, un État d'apartheid?», prévu les 27 et 28 février prochains, qu’il retirait l’autorisation qu’il avait accordée à cette initiative.

 

 Prétextant de possibles «troubles à l’ordre public», la direction de l’université a donc décidé d’annuler deux journées de conférences-débats réunissant des spécialistes venus, entre autres, de France, d’Italie, de Belgique et de Grande-Bretagne. Universitaires, journalistes, membres du Tribunal Russel sur la Palestine… n’ont donc pas droit de cité à Paris 8, héritière de l’université de Vincennes. Les fondateurs de cette dernière apprécieront. Michel Foucault et Gilles Deleuze doivent se retourner dans leur tombe.

 

Cette décision a de quoi surprendre ceux qui, comme moi, ont suivi de près l’organisation du colloque. L’université avait en effet non seulement accordé son autorisation mais également soutenu l’initiative en lui attribuant un financement du Fonds de solidarité et de développement des initiatives étudiantes (FSDIE). Le programme et les intervenants du colloque étaient alors connus. Que s’est-il passé depuis?

 

 

Il y a 3 jours, le Crif publiait sur son site un «communiqué» dans lequel il dénonçait l’organisation du colloque. Invoquant la «provocation à la discrimination nationale, raciale ou religieuse», le Crif demandait la censure du colloque, diffamant au passage l’un des intervenants, Omar Barghouti, en affirmant que «les thèses prônées par ce dernier ont été jugées à plusieurs reprises comme constituant un délit de provocation à la discrimination précitée», alors que Barghouti n’a jamais été condamné.

 

Le CRIF ne se contentait pas d'appeler à la censure, mais menaçait: «De par sa nature, ce colloque pourrait être susceptible de provoquer des troubles manifestes à l'ordre public».

 

Comme l’an passé à l’ENS, certains «amis d’Israël» ont donc décidé d’exercer des pressions sur une institution universitaire, foulant au pied la liberté d’expression et les libertés académiques. De toute évidence, le débat n’est pas le point fort du Crif et de ses affidés, pour qui certaines questions ne méritent même pas d’être posées dans l’espace public.

 

 

Et comme l’an passé à l’ENS, la direction d’un établissement public d’enseignement supérieur a cédé aux injonctions et aux menaces d’un organe qui prétend représenter la communauté juive de France mais qui n’est en réalité qu’une représentation diplomatique bis de l’État d’Israël. La direction de l’université Paris 8 n’en sort pas grandie.

 

Espérons que la communauté universitaire et tous les défenseurs de la liberté d’expression et de la liberté académique réagiront à cette consternante décision. Et attendons aussi, sans trop d’espoir, la réaction des dirigeants politiques qui se sont récemment pressés au dîner du Crif.

 

Nul besoin de partager les points de vues des différents intervenants au colloque, qui sont en outre très loin d’être unanimes sur les questions qui seront discutées, pour comprendre ce qui est en jeu ici. Que le Crif refuse d’entendre tout propos critique au sujet d’Israël est une chose. Qu’une université s’incline face à des menaces de cet ordre en est une autre. Car ce sont bien des libertés démocratiques essentielles qui sont ici bafouées, et nul ne sait qui sera la prochaine victime de ces campagnes d’intimidation et de censure.  

Annexe

 

Pour information, le résumé de l'une des deux interventions de Julien SALINGUE  préparées pour le colloque. Chacun pourra ainsi juger sur pièces.

 

 

L’administration civile de l’apartheid

 

Juin 1967. Après la guerre des 6 jours, Israël occupe l’ensemble de la Palestine. Les habitants palestiniens de Cisjordanie et de Gaza se retrouvent, de facto, sous administration israélienne. Une administration militaire des territoires occupés est mise en place, qui va régir la vie quotidienne des Palestiniens au moyen d’ordres militaires. Officiellement nommé «Administration civile» en 1981, le gouvernement militaire n’a toujours pas, à l’heure actuelle, été dissous. Il continue d’émettre des ordres qui ont force de loi et qui peuvent, le cas échéant, conduire les Palestiniens à être jugés et condamnés par des tribunaux militaires israéliens. Pour la seule année 2010, 9542 Palestiniens ont été déférés devant ces tribunaux, avec un taux de condamnation de 99.74%.

 

Les colons israéliens, bien que résidant eux aussi en Cisjordanie, ne sont pas sujets aux mêmes lois et réglementations. Divers mécanismes juridiques leurs permettent en effet d’échapper aux ordres et aux tribunaux militaires, et de ne répondre qu’aux lois et à la justice civile israéliennes, moins contraignantes et plus respectueuses des droits de la défense. Coexistent donc, au sein d’un même territoire, deux systèmes judiciaires qui traitent de manière différenciée les habitants de Cisjordanie en fonction de critères ethnico-religieux. Comment est organisé ce système discriminatoire? Comment se manifeste-t-il au quotidien? Dans quelle mesure est-il l’expression de pratiques pouvant être assimilées à une politique d’apartheid?

http://www.mediapart.fr/

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Le Parlement adopte la loi sur le génocide arménien

Publié le par fethiok

Plantu

Dilem

Le Parlement français a définitivement adopté la proposition de loi pénalisant la négation du génocide arménien, lundi 23 janvier, après un ultime vote au Sénat. La chambre haute a ratifié par 127 voix contre 86 ce texte déjà adopté par l'Assemblée nationale le 22 décembre. Le Sénat ayant jugé le texte conforme, il est donc définitivement adopté. Le rejet d'une motion d'exception d'irrecevabilité dans l'après-midi avait ouvert la voie à l'adoption de cette loi.

Le projet de loi prévoit de punir  d'un an de prison et de 45 000 euros d'amende la négation de génocides reconnus comme tels par la loi française, dont le génocide arménien de 1905. Jusqu'à présent la France reconnaîssait deux génocides, celui des juifs pendant la seconde guerre mondiale et celui des Arméniens, en Anatolie entre 1915 et 1917 (1,5 million de morts selon les Arméniens, 500 000 selon la Turquie), mais elle ne punissait que la négation du premier.

Source: Le Monde

 

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