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28ème édition de la randonnée SIPAVAG

Publié le par fethiok

Départ de Vaulnaveys le Haut (38410).

Longueur du parcours 9,5 kms. Dénivelé +590

 Le chemin monte et effleure la route de Chamrousse au niveau des lacets de Montgardier et Fujarey. Au niveau de Montgardier, nous nous sommes ravitaillés après 400m de dénivelé. L'itinéraire s'oriente alors au sud et devient forestier. Les hêtres et les épicéas sont omniprésents. Arrivés à 880m d'altitude, nous entamons la descente. Nous avons biffurqué sur une piste faisant rapidement plonger jusqu'au ruisseau de Prémol, 150m plus bas. Le chemin rejoint ensuite rapidement la petite route de Montchaffrey, en dessous des Roberts. Nous avons ensuite rejoint alors l'itinéraire de retour du grand itinéraire . Le chemin forestier abrupt coupe plusieurs fois la route de Montchaffrey, puis nous sommes posés retrouve l'itinéraire niveau des Alloues où nous avons pique-niqué avant d'entamer la descente vers Vaulnaveys le Haut.

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Votre serviteur, Fethi, avec la plus "ancienne conquête" de l'Homme.
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Lettre d'une mère blonde à son fils...

Publié le par fethiok



Cher fils,

Je t'écris ces lignes pour que tu saches que je t'écris. Alors, si tu reçois cette lettre, c'est qu'elle est bien arrivée. Si tu ne la reçois pas, tu me préviens pour que je te la renvoie. Je t'écris lentement parce que je sais que tu ne lis pas tres vite  .     L'autre jour, ton père a lu que selon les enquêtes la plupart des accidents arrivent à 1 km de la maison, ainsi nous nous sommes décidés à déménager plus loin. La maison est superbe; elle a une machine à laver, mais je ne suis pas sûre qu'elle fonctionne. Hier, j'ai mis le linge dedans, j'ai tiré la chasse et je n'ai plus vu le linge depuis, mais bon. Le temps ici n'est pas trop mauvais. La semaine dernière il a plu seulement deux fois. La première fois, la pluie a duré 3 jours, la deuxième 4.

     À propos de la veste que tu voulais, ton oncle Pierre m'a dit que si nous te l'envoyions avec les boutons, comme ils sont lourds, ça coûterait plus cher; alors, nous avons enlevé les boutons et les avons mis dans la poche   

Nous avons enfin enterré ton grand-père; nous avons trouvé son corps lors du déménagement. Il était dans l'armoire depuis le jour où il a gagné jouant à cache-cache.
Je te raconte que l'autre jour, il y a eu une explosion à gaz dans la cuisine, et ton père et moi sommes sortis propulsés dans l'air au dehors de la maison; quelle émotion! c'est la première fois que ton père et moi sortons ensemble depuis des années.
Le médecin est venu à la maison pour voir si nous étions bien et il m'a mis un tube en verre dans la bouche. Il m'a dit de la fermer pendant 10 minutes, ton père lui a proposé de lui racheter le tube.
Et puisqu'on parle de ton père, je t'annonce qu'il a du travail, il en est fier, il travaille au-dessus d'à peu près 500 personnes. Il l'ont pris pour couper le gazon dans le cimetière.
Ta soeur Julie, celle qui s'est mariée avec son mari, elle a enfin mis au monde, mais on ne sait pas encore le sexe, je ne saurais pas te dire si tu es oncle ou tante.
Ton père a demandé à ta soeur Lucie si elle est enceinte, elle lui a dit que oui, de 5 mois déjà; mais là, ton père a demandé si elle était sûre qu'il était d'elle. Lucie lui a dit que oui. Quelle fille solide, quelle fierté, tel père telle fille.
Ton cousin Paul s'est marié et il prie tous les jours devant sa femme, parce qu'elle est vierge.
Par contre, on n'a plus revu l'oncle Isidore, celui qui est mort l'année dernière.
Ton chien Pouky nous inquiète, il continue à poursuivre les voitures à l'arrêt
Mais ton frère Jeannot, c'est pire. Il a fermé la voiture et il a laissé les clefs à l'intérieur. Il a dû aller chez lui chercher le double pour pouvoir nous sortir tous de là.
Bon, mon fils, je ne t'écris pas l'adresse sur la lettre, je ne la connais pas. En fait, la dernière famille qui a habité ici est partie avec les numéros pour les remettre dans leur nouveau domicile. Si tu vois Marguerite, passe lui le bonjour. Si tu ne la vois pas, ne lui dis rien.
Ta mère qui t'adore

Antoinette

P.S. J'allais te mettre quelques sous, mais j'ai déjà fermé l'enveloppe.

 

Toute ressemblance avec "des blondes" de la "blogosphère" ne peut être que fortuite.

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CALI à Uriage en Voix...

Publié le par fethiok

 

 

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Amoria and Jok'A'Face

Je vous l'avais annoncé...et je l'ai fait. Je l'ai vu en chair et en os...une véritable bête de scène et un très GRAND Chanteur...CALI

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Vous allez voir votre serviteur, Fethi, en train de prendre des photos . L'homme aux lunettes de soleil...et qui dépasse d'une tête, c'est moi.

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Uriage en Voix

Publié le par fethiok

 

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Et Miss White and the Drunken Piano
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Uriage 9450

... si tout  va bien,demain, j'irai photographier CALI...

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Le Pataouète à la sauce Roland Baccri

Publié le par fethiok

Qu’est-ce que le pataouète ?

 

Colonie de peuplement à l’origine, l’Algérie a vu affluer des émigrés de toute la France mais aussi de toute l’Europe du sud. Ses villes devinrent rapidement un creuset où le mélange des cultures donnait naissance à une identité nouvelle. Dans cette communication interculturelle, la première chose que l’on échangeait c’était la parole, chacun dans sa langue ou en essayant d’utiliser approximativement la langue de l’autre, et le geste à l’appui car les mots ne suffisaient pas toujours à se faire comprendre.

 

C’est donc dans la rue, au marché, dans les champs, sur le port, à l’atelier ou à l’école que prenait naissance ce qui aurait pu devenir, si l’histoire nous avait laissé un peu plus de temps, une véritable nouvelle langue à forte dominante francophone, tout comme la langue américaine est née de l’anglais.

 

C’est ce parler des faubourgs et du bled, fait d’un patch­work de langues méditerranéennes, que l’on a appelé le Pataouète. L’origine du mot se trouve sans doute dans celui de « patois », qui désigne un dialecte local, et plus particulièrement dans sa prononciation cata­lane : « patuet ».

 

 

Plusieurs Pieds Noirs ont écrit en pataouète mais le Roi, incontestablement, c'est Roland Bacri.Il connait bien la Sépia.

 

Roland Bacri est né à Bab El-Oued (le quartier populaire européen d’Alger à l'époque coloniale) le 1eravril 1926.

Humoriste pied-noir, il fait ses premières armes de journaliste au Canard Sauvage de Bernard Lecache à Alger. En 1953, il envoya un poème au Canard enchaîné qui le publia. Une relation épistolaire s'établit entre lui, et le rédacteur en chef du journal. En 1956, il est convié à Paris pour une collaboration régulière.

Sous le pseudonyme « Roro de Bab-el-Oued, ainsi que le petit poète », il signe des textes qui se signalent surtout par l'emploi de l'argot algérois. Cette chronique régulière ne s'engagea jamais vraiment en faveur d'aucune communauté, mais eut le mérite de corriger l'analyse du Canard sur la situation algérienne, en particulier sur l'attitude des Pieds-Noirs. Il est chroniqueur à l’hebdomadaire satirique français le Canard enchaînédepuis 1956. Il s'éloigne progressivement du journal dans les années 90.

Son frère, Jean Claudric, qui se nomme réellementJean-Claude Bacri est l'ami et chef d'orchestre d'Enrico Macias, pour qui il composa « Les filles de mon pays » et « Les gens du nord ».

On raconte qu’il s’exprime si naturellement en vers que ses amis ont été obligés de lui offrir un Dictionnaire des mots qui ne riment pas. Son épitaphe est la suivante: "Ici git suis. Ici git reste."

 

LE PATAOUETE
Essai sémantique, sémiologique, salamalexicologique et tout, pour expliquer qu'une langue pied-noir ça existe et pas qu'un peu, mais que pour bien la maîtriser, il faut aussi apprendre à tomber la veste, taper la sieste, boire l'anisette, faire le bras d'honneur, taper le bain en bas la mer... Tout un programme, quoi ! On voit ça à la Sépia!


En lingouistique pure, on vous apprend toutes les différences qu'y a entre le patois, le dialecte, l'idiome et je vous dis pas tout le charabia sémantique qui découle,ça avancerait à quoi ?  A vous impressionner pour que vous disiez : " Qu'est-c'qu'il est fort en philologie, çui-là! " ? 

Les sciences philologiques, analogiques, étymologiques, terminologiques, c'est que des choses logiques mais ça m'entraînerait trop loin si je vous les attaquais d'entrée. Mieux, j'vous dis des choses simples (mais savantes quand même !) et vous allez voir, vous allez me comprendre, faites-moi confiance.

Donc, l'Algérie de papa, elle est morte, y paraît, mais le pataouète, c'est une langue vivante, grâce à Dieu! et elle va très bien, merci. Et d'abord et surtout: faut pas confondre ! Je m'explique. En Languedoc, y z'ont une langue ad hoc mais à part les Occitans, qui c'est qui les comprend ? Pareil en Bretagne BzH ou en Champagne pouilleuse, si vous êtes pas du cru, c'est cuit ! 

Le pataouète d'Afrique du Nord, c'est pas une spécialité régionale. La preuve : les Arabes, les Espagnols, les Italiens, les Français de France, tous ils le comprennent. Obligé, puisque le pataouète est un mélange, un brassage, un tout composite, si vous voulez, de toutes les langues originelles. De ces langues originelles, on en a fait une, originale, oilà ! 
Rien à voir, vous le voyez, avec un patois, un dialecte ou l'idiome du village. J'veux pas les rabaisser, ils ont un patrimoine culturel, une entité pourquoi pas, mais chez nous z'autes, c'est plus important au point de vue richesse de langues. 
 

Un peu d'historique, ça fait pas de mal!

Le pataouète, tout le monde croit qu'il est né en 1830 quand les Français ont débarqué à Sidi-Ferruch, à la suite du coup d'éventail du dey Hussein sur la joue du consul Deval, à cause de l'" affaire Bacri" (ouais, c'est ma famille, mais c'est pas mon propos, marque dommage !).
Tout le monde, donc, croit, mais c'est faux complètement. Le pataouète va chercher ses racines lingouistes beaucoup beaucoup beaucoup plus loin dans l'ancien temps, qu'est-ce vous croyez ? 
Edmond Brua, qu'il a écrit la Parodie du Cid entre autres et qu'il était un érudit capable, un jour, il m'a appris, comme on devisait : 

- Tu te rappelles le passage du Carthaginois de Plaute, le monologue de Hannon : Ythalonim ualon uth sicorathisyma comsith Chym lachchunythmumys thyal mycthi bariumi sehi, etc. que tout le monde y comprend que dalle, à part les mots en latin et en phénicien ? 
Des philologues y disent qu'y a du vieux gallois, d'autres, de l'irlandais. Un nommé Court de Gibelin, il a trouvé que c'est plutôt du bas-breton. Des z'autes, même, y soutiennent que c'est du basque, tu t'rends compte ? 

Je l'ai interrompu : 
- Maintenant, j'comprends pourquoi qu'on dit : Plaute basque !...
On a rigolé un bon coup, il a continué : 
- Comme Carthagène, Carthage, au fond, c'est l'Afrique du Nord, pourquoi qu'on penserait pas à du berbère (masylien), hein, que c'était la langue indigène des autochtones d'alors ? 
Je me le regarde, frappé, et je sors : 
- Au lieu du bas-breton, ce serait du haut-gard ? C'était une astuce, bien sûr, mais ça n'empêchait pas le sérieux qu'y faut dans des conversations comme ça. 
Enfin, bon, bref, abrégeons, puisque à part le latin et le phénicien, on savait pas c'qu'y avait encore, c'était quèque chose de déformé par l'accent, un massacre de syntaxe, une sorte de " carthaouète ". 
On traduit, littéral... comment qu'on est tombés stupéfaits !
Le dernier vers, vous vous rappelez ? Aoccaaneclictorbodes iussum limnimcolus, oilà comment, facile, on l'a traduit : 

" Son exploit, l'huissier y peut se le foutre au cul ! " Que si c'est pas du pataouète, ça, alors j'me fais curé ! 
A propos, tiens ! Claudel, ouais, Paul Claudel, l'ambassadeur, poète, écrivain, vous savez qu'il a écrit des vers comme: 
Tout ça est pour attester aux gens une fois de plus cette bonne chose qui vient du ciel, Cette bonne chose de tout le poids qu'on est à quoi l'on est attaché avec des bretelles. 
Vous pouvez vérifier, vous savez ? C'est dans le poème intitulé Saint Michel Archange, qu'il était patron des parachutistes d'Indochine. 
Il faisait du pataouète sans le sa'oir, ma parole! 
Bon, où que j'en étais-je ? Le pataouète, donc, c'est une vraie langue que de très grands écrivains (vous verrez la sorte d'anthologie que je vous ai sortie au cours de cette modeste étude), de très grands écrivains lui ont donné des lettres de noblesse. Qu'est-ce qu'y disait, Albert Camus, à Emmanuel Roblès, à Alger ? " Le pataouète, c'est une langue qu'elle devrait servir à écrire une tragédie. "
y savait pas si bien dire, purée !

 

 

 

 

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Astre...

Publié le par fethiok

« Ils te montrent la lune et tu regardes le doigt. »

Dictons 9120
Dictons 9126

La pleine lune en cette nuit du19 août...

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Van Gogh...autrement

Publié le par fethiok

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Je voulais partager avec vous ces belles toiles de Van Gogh...superbement animées.

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La Chapelle Saint-Michel

Publié le par fethiok

 

 

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Posée au milieu du lac, elle est un peu l’emblème de Serre-Ponçon. Lac artificiel dans le sud des Alpes françaises à la limite des départements des Hautes-Alpes et des Alpes-de-Haute-Provence.
Edifiée au XII° siècle au hameau des Couches, elle dépendait du prieuré de Saint-Michel de la Cluse. 
La chapelle fut détruite en 1692 par les troupes du Duc de Savoie et reconstruite à la fin du XVII° siècle. 
Lors de la construction du barrage de Serre-Ponçon, dans les années 60, la destruction de la chapelle était programmée, mais sa position sur un promontoire permit de la sauvegarder. 

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Dernière ligne droite!!!

Publié le par fethiok

dilem aidhic aid
hic lune
aid dilem
aid hic

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Camus, fils d'Alger

Publié le par fethiok

« La pensée d'un homme est avant tout sa nostalgie. » Albert CAMUS

 

 

Je voulais partager avec vous la lecture de ce très beau livre consacré à Albert Camus.

"Pour la première fois, une biographie s'attache à éclairer le génie d'Albert Camus par le génie de sa terre natale, l'Algérie, et celui de sa ville tant aimée, Alger, sans lesquelles, disait-il, il ne pouvait pas vivre... L'Algérie est l'espace tout entier de son imaginaire et de son engagement. Avec le temps, le conflit et l'exil, elle est même devenue une sorte d'Eden illuminant cette part intime qu'il appelait " obscure " et dont il regrettait, un an avant sa mort, qu'elle ne fût pas davantage perçue. Il fallait un autre fils d'Alger pour comprendre cette dimension sensible de l'écrivain. Alain Vircondelet a grandi dans un quartier populaire, il a fréquenté les mêmes écoles, les mêmes plages, les mêmes lieux qu'Albert Camus. Grâce à son ample connaissance de l'oeuvre, il raconte la douleur de l'exil et la nostalgie d'un pays devenu mythique, lieu de refuge et de consolation..."

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