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Tous différents. Tous égaux.

Publié le par fethiok

 

« Si tu diffères de moi, mon frère, loin de me léser, tu m’enrichis. » Antoine de Saint-Exupéry

 

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Chuttt !!!

Publié le par fethiok

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Patronne de Mauguin, la plus vieille imprimerie d’Algérie: Chantal Lefèvre

Publié le par fethiok

Au cœur de la ville de Blida, à la Place des mûriers (placet Etout) nul ne peut ne pas voir l’imposante bâtisse nichée au coin de la rue, avec une enseigne bien visible qui renseigne sur le maître des lieux : Mauguin imprimeur.

Dans son bureau au charme discret où elle s’active devant son ordinateur, la gérante, Mme Chantal Lefèvre, donne le ton, en précisant que l’établissement a su survivre malgré l’épreuve du temps.
Il semble bien petit le bureau de la patronne et l’on pense à toutes les idées qui y ont germé depuis Alexandre, le fondateur, à Chantal qui semble s’être inventé un destin en choisissant d’entrer dans cet univers de création et de créativité.

On pense aussi à tous les événements qui ont marqué toutes ces décades tourmentées passées et que ce lieu précisément a vocation de pérenniser à travers des ouvrages ici confectionnés.

«Nous existons depuis 1857 et l’imprimerie a fonctionné presque sans discontinuer. L’affaire familiale est passée de main en main toujours avec la même ambition, la même philosophie. En fait, ce sont trois familles apparentées, les Mauguin, les Bullinger, les Lombard et enfin les Lefevre qui se sont succédé à la tête de cette entreprise. Mais le mérite revient à Alexandre Mauguin qui, le premier, a eu l’idée de fonder cette institution. «C’est mon arrière-grand-père maternel, Alexandre, venu de Bourgogne à l’âge de 8 ans avec sa famille au milieu du XVIIIe siècle, qui en est le concepteur. La famille a atterri à Cherchell avant de se fixer à Blida. C’est ici donc qu’a commencé l’histoire de l’imprimerie», raconte Chantal, 66 ans, qui dirige aujourd’hui cette unité avec une main souple, si l’on se réfère aux rapports très chaleureux qu’elle entretient avec son personnel.

Enfance au Télemly

Chantal est née en 1946 à Alger, précisément au quartier du Télemly où elle y a effectué son cycle primaire et moyen, avant de rejoindre le lycée Fromentin (ex-Descartes), aujourd’hui Bouamama. En 1962, Chantal, adolescente, quitte l’Algérie dans le drame de l’exil obligé. «Dans ma tête, confie-t-elle, c’était un départ définitif. ça a été très douloureux, une indicible déchirure. Pour être franche, je ne voulais plus entendre parler de l’Algérie, une partie de moi-même allait s’envoler. On fait une croix et on essaie de se réadapter, voilà c’est tout, car la vie continue.

Mais à un moment ou un autre, il y a le passé qui vous rattrape et qu’on ne peut occulter indéfiniment, c’est pourquoi j’y suis retournée pour des petits séjours au milieu des années quatre-vingts. Je suis une Algéroise, je ne connaissais pas l’Algérie. C’est pourquoi j’ai été impressionnée par mes virées en Kabylie, à El Oued à Laghouat et à Bou Saâda. C’était une approche positive. Je me sentais des attaches, il me fallait trouver des repères. Je ne venais pas pour revivre le passé. Aussi, je me suis dit pourquoi ne pas revenir et se fixer définitivement ?

La question me taraudait l’esprit, d’autant que je me sens comme une Algérienne et fière de l’être.»

Les pieds-noirs restent attachés à leur terre natale. Si certains y sont restés, d’autres ayant quitté le pays y sont retournés, et visiblement s’y plaisent confortant un choix délibéré. Chantal fait partie de cette deuxième catégorie.

Comment s’est amorcé le déclic ?

Presque naturellement, tranche Chantal qui n’a jamais vécu en France, «puisque je suis partie directement en Espagne, un pays magnifique dont j’ai vécu les pulsations et les évolutions, notamment lors de son passage sans heurts du fascisme franquiste à la démocratie. C’est une expérience extrêmement enrichissante. Mais qu’advient-il de moi ? Je me suis dit étrangère pour étrangère, il vaut mieux revenir au pays natal.»

Chantal franchira le pas sans poser trop de préalables. Il y a une coïncidence incroyable entre un départ délicat en 1962 et un retour tout aussi délicat en 1993, lorsque Chantal décidera de rentrer au bercail en pleine tourmente.

«Je dois à la vérité de dire que je n’ai pas eu peur. J’étais très protégée par les gens du quartier et par mes employés. Il y avait un travail énorme sur l’imprimerie et ce n’était pas mon truc, mais j’ai appris auprès des uns et des autres, avec le personnel sur place qui m’a beaucoup aidé en m’introduisant dans le milieu.»

A cette date, c’est-à-dire en 1993, Chantal avait décidé de refaire sa vie. Elle est professeur à l’Institut français de Madrid et voulait faire de même au CCF d’Alger. Mais celui-ci, par mesure de sécurité, avait fermé ses portes. Mais qu’à cela ne tienne. A la mort de Lombard, son parent, il n’y avait personne pour diriger l’imprimerie. Je me suis résolue à reprendre l’affaire en mettant vite le pied à l’étrier. L’histoire de Mauguin ne peut s’effacer comme ça, d’un seul trait», martèle-t-elle.

Cela fait 155 ans que Mauguin existe, constituant, comme l’a écrit mon ami et confrère Ahmed Ben Alam, «La seule institution culturelle qui établit un trait d’union entre la période coloniale et l’Algérie d’aujourd’hui, jetant un pont entre ce qui fut et ce qui est.»

Aujourd’hui, Mauguin, qui est imprimeur et libraire, emploie une soixantaine d’employés : «Nous travaillons beaucoup avec l’administration qui nous a toujours sollicités ; d’autant qu’à une certaine époque, nous étions presque seuls sur le marché. Aujourd’hui, nous misons sur la continuité, mais le paysage a changé. De grandes et luxueuses imprimeries sont directement nos concurrentes, mais cela ne nous impressionne nullement dès lors que nos clients sont satisfaits du travail de qualité que nous leur offrons.» Il fallait convertir le typographe en monteur PAO, recycler le personnel et s’adapter aux nouvelles machines modernes. Le plomb n’est plus utilisé depuis 1999, alors que la quadrichromie a donné des couleurs chatoyantes aux ouvrages réalisés.
La place de Mauguin dans le paysage de l’édition n’est pas négligeable.

Période douloureuse

«Il y a une pléthore de maisons d’édition. Quant à nous, nous sommes au stade de la consolidation. Certains éditeurs ont pignon sur rue et évoluent dans le bon sens, à l’instar de Barzakh avec lequel nous entretenons d’amicales relations, dont le produit frise la perfection.»Mais la problématique du livre et sa place dans la société restent toujours d’actualité. La voix et les gestes de Chantal, bien méditerranéens, emplissent bientôt l’espace, alors qu’elle se prête avec gentillesse à l’exercice ardu d’interpeller sa mémoire, surtout lorsqu’il s’agit de moments douloureux, comme ceux que l’on vit dramatiquement lors des séparations. Mais notre interlocutrice est d’accord pour dire que l’histoire n’est pas une succession de fatalités.

Chantal a cette sensibilité engagée, née dès l’enfance où elle est beaucoup plus proche des petites gens, des gens ordinaires qu’attirée par les fastes bourgeois. Pour moi, le passé c’est le passé», concède-t-elle, ajoutant qu’elle a tout à découvrir.

«Nous avons un train en marche à prendre. Il ne faut pas le rater. Je ne veux pas vivre dans le passé, même s’il faut garder une part dans un coin de la mémoire. Je suis une femme libre qui est assez critique envers l’Algérie du présent», annonce-t-elle.

En arrivant en 1993 en Algérie, il lui a suffi quelques mois seulement pour éponger une lourde dette de l’entreprise, apprendre le métier et mettre de l’ordre dans la maison en redistribuant les rôles en fonction des compétences.

Malgré cela, elle trouve toujours matière à rouspéter : «Je ne suis pas satisfaite de moi. C’est peut-être un défaut. Il y a toujours mieux à faire, à découvrir, à faire découvrir. J’aime le travail bien fait et la qualité, ce qui implique un engagement personnel de tous les instants, et une perpétuelle remise en question !»En 2001, Chantal inaugure une librairie mitoyenne de l’imprimerie : «C’était un îlot de culture et de liberté, un lieu de rencontres et d’échanges de l’élite intellectuelle de la ville et même au-delà», regrette un ancien habitué des lieux, désabusé par la décision d’arrêt de cette manifestation.

Une femme appréciée

«Il est vrai qu’on organisait des causeries avec des amis issus de différentes branches. Grâce à eux et avec eux, on a pu créer une animation et des débats dont le succès est indéniable, mais tout a une fin», résume Chantal, sans autre précision.

Notre ami et confrère, Fayçal Metaoui, enfant de la ville des Roses, témoigne : «Tout le monde ou presque connaît Chantal Lefèvre à Blida. Il en est de même pour la bâtisse abritant les imprimeries. Pendant un temps, la librairie abritait des causeries très intéressantes.

L’endroit exigu avait du mal à accueillir le public qui y assistait chaque jeudi après-midi. Cette tradition culturelle a disparu.

Dommage. A Blida, des esprits bien pensants ont tout fait pour arrêter les causeries. Dans la ville, l’activité culturelle et artistique est réduite à zéro. C’est fait exprès. Chantal, qui adore le marché ‘‘El souk’’ du centre-ville, est l’amie des vendeurs des fruits et légumes. Ils savent quand elle passe et ce qu’elle veut exactement. Ils la considèrent comme une fille de la ville. Les amoureux de la littérature la respectent beaucoup. Certains d’entre eux veulent bien que les éditions du Tell reprennent pour que des livres soient produits. L’archive que Chantal conserve avec passion peut servir à éditer des dizaines de livres sur Blida, une ville au riche passé culturel et politique.»

Du propre aveu de Chantal, l’imprimerie a connu ses heures de gloire au lendemain de l’indépendance, où les commandes étaient légion, affluant surtout de l’administration et des institutions civiles et militaires, plaçant l’entreprise en état de quasi-monopole jusqu’à l’avènement, quelques années plus tard, des imprimeries d’Etat. Aujourd’hui, la donne n’a pas tellement changé. «On a pu éditer des livres alors que notre crédo est de continuer à travailler avec l’administration, notre devise c’est la qualité, et un livre qui sort de chez nous, il faut qu’il soit digne de la maison et du lectorat ! Notre plus gros tirage est sans conteste le livre de Sadi sur Amirouche, mais c’était exceptionnel !»

Source: El Watan

Bio express :

Chantal Lefèvre est née en 1946 à Alger, dans le quartier du Télemly où elle y a fait son cursus scolaire primaire et moyen. Elle rejoint le lycée Fromentin (devenu Descartes) et est rattrapée par l’histoire de la guerre.

Elle s’exile à Toulouse, où elle obtient son bac en pensionnat. «Je ne voulais pas rester en France», mais elle fera deux années de secrétariat de direction à Nice. Elle part en Espagne où elle exerce chez Saint Gobain à Madrid ; puis, elle est prof de français à l’Institut de Madrid. Elle prépare et obtient une licence de psychologue clinicienne. Elle revient dès 1980 pour de courts séjours en Algérie, où elle s’installe définitivement en 1993. Depuis, elle gère le patrimoine familial, dont l’imprimerie Mauguin de Blida et la librairie éponyme.

Source : El Watan

 

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Voltige

Publié le par fethiok

Bec 1197 

Quand je ne chante pas, je fais de l'avion, ou j'en rêve. Ce qui est beau, c'est de faire du rase-mottes dans les nuages. On trouve des routes, on suit des avenues, on se perd..." (Jacques Brel)

 

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L'Avion

Publié le par fethiok


Bec 1206

L'avion ! L'avion ! qu'il monte dans les airs
Qu'il plane sur les monts, qu'il traverse les mers
Qu'il aille regarder le soleil comme Icare
Et que plus loin encore un avion s'égare
Et trace dans l'éther un éternel sillon
Mais gardons lui le nom suave d'avion
Car du magique mot les cinq lettres habiles
Eurent cette vertu d'ouvrir les ciels mobiles."

                                                                                    Guillaume Apollinaire  (1880-1918) 

 

 

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Anna GREKI

Publié le par fethiok

Anna Greki est le pseudonyme de Colette Anna Grégoire. Née à Batna le 14 mars 1931, elle est d'origine française. Elle a participé à la lutte de libération algérienne. Elle est arrêtée en 1957 et enfermée à Barberousse, prison civile d'Alger, puis elle est expulsée d'Algérie. Elle est morte en couches le 6 janvier 1966 d'une hémorragie.

Son recueil le plus connu fut publié chez P. J.. Oswald en 1963. Il porte le titre de Algérie, capitale Alger. Un autre recueil fut publié à titre posthume. Il s' agit de Temps forts sorti chez Présence Africaine en 1966. Elle a également publié d'autres textes poétiques dans Révolution africaine (hebdomadaire créé à Alger en 1963 par le F.L.N.) et dans d'autres revues.

Anna Greki est l' une des premières femmes et surtout l' une des premières poétesses algériennes à avoir pris la parole. Elle choisit pour cela un pseudonyme, suivant ainsi une sorte de tradition inaugurée par Assia Djebar et qui se perpétue jusqu'à nos jours.

En même temps que son' engagement militant et volontariste, l' histoire personnelle de la poétesse est tracée dans une chronique morcelée de son enfance et de la vie dans le massif aurésien. L' attachement profond à la terre natale est plusieurs fois chanté, notamment dans un poème intitulé "Menaa" :

Mon enfance et les délices
Naquirent là
A Menaa - commune mixte Arris
Et mes passions après vingt ans
Sont le fruit de leurs prédilections
Du temps où les oiseaux tombés des nids
Tombaient aussi des mains de Nedjaï
Jusqu'au fond de mes yeux chaouïa."

Le vécu quotidien dans la terre natale, le tissage amoureux et tendre du quotidien justifient l' engagement politique; l' amour de la vie, des autres, des camarades, met en place une projection heureuse dans le futur malgré le présent entaché par la guerre, la violence et la haine :

Ce sera un jour pareil aux autres jours
Un matin familier avec des joies connues
Eprouvées parce qu'elles sont quotidiennes.

Dans ce cadre, la poésie se transforme en arme, en moyen de rétablir la justice et avec elle, une société plus humaine :

Avec des mots brûleurs du ciel
Avec des mots traceurs de route
Qui font du bonheur une question de patience
Qui font du bonheur une question de confiance.

Femme, elle est attentive à la lutte des militantes aux côtés de leurs maris, de leurs frères, de leurs pères. Elle décèle et met en avant la participation de ces femmes, même dans le silence et l' effacement imposé par la société :

Et ces femmes fières d'avoir le ventre rouge
A force de remettre au monde leurs enfants
A chaque aube, ces femmes bleuies de patience
Qui ont trop de leur voix pour apprendre à se taire.

Elle dit aussi le courage des mères, à travers des images saisissantes qui soulignent la persévérance de celles-là :

Forte comme une femme aux mains roussies d'acier
Tu caresses tes enfants avec précaution
Et quand leur fatigue se blesse à ta patience
Tu marches dans leurs yeux afin qu'ils se reposent

Triomphe et force de la femme, qui prend en charge en plus de son destin, celui de ses enfants. La poétesse est d'ailleurs très sensible à l' enfance qui l' entoure. Comme Jean Amrouche, elle lui prête une voix et elle dénonce sa condition durant la guerre et sa violence :

Colère devant l' enfant courant devant la guerre
Jusqu'aux frontières
Depuis sept ans sans s' arrêter
S' il ne se couche dans la terre

De facture libre, la poésie d'Anna Gréki laisse cependant entrevoir une maîtrise de la forme classique : les vers y sont présents même si elle s' en libère chaque fois que la nécessité d'un rythme interne dicté par la révolte ou le lyrisme de la célébration ou de la mémoire, se fait ressentir. Célébration de la jeunesse et de l' avenir, la poésie d'Anna Greki est un chant d'espoir tourné vers l' avenir.

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Chat leurre

Publié le par fethiok

 

« Il est difficile d'attraper un chat noir dans une pièce sombre, surtout lorsqu'il n'y est pas. »

 

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Chat alors !!!

Publié le par fethiok


Chat 1

Chat 3
Chat 4
Chat 5
Chat 6

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La chasse est ouverte

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Campagne

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Contrôle

Publié le par fethiok

 

«Plus on prendra de soin pour ravir aux hommes la liberté de la parole, plus obstinément ils résisteront» (Spinoza).

 

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