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El Madher

Publié le par fethiok

Water Effe

 

Mercredi 27 avril, c’est mon troisième passage à El Madher (en 5 jours), il fallait que je prenne les cigognes en photo. J’ai attendu le retour du soleil et je me suis rendu à une ferme qui se trouve à l’entrée d’El Madher  pour immortaliser cet instant.

 

El Madher est une commune de la wilaya de Batna en Algérie, située à 24 km au nord-est de Batna et à 110 km au sud de Constantine.

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Omar Ibn Ibrahim El Khayyâm ( 5 )

Publié le par fethiok

LX


Nous tomberons sur le chemin de l'Amour. Le Destin nous piétinera. Ô jeune fille, ô ma coupe enchanteresse, lève-toi et donne-moi tes lèvres, en attendant que je sois poussière !

LXI


Du bonheur, nous ne connaissons que le nom. Notre plus vieil ami est le vin nouveau. Du regard et de la main, caresse notre seul bien qui ne soit pas décevant: l'urne pleine du sang de la vigne.

LXII


Le palais de Bahrâm est maintenant le refuge des gazelles. Les lions rôdent dans ses jardins où chantaient des musiciennes. Bahrâm, qui capturait les onagres sauvages, dort maintenant sous un tertre où broutent des ânes.

LXIII


Ne cherche pas le bonheur. La vie est aussi brève qu'un soupir. La poussière de Djemchid et de Kaï-Kobad tournoie dans le poudroiement vermeil que tu contemples. L'univers est un mirage. La vie est un songe.

LXIV


Va t'asseoir, et bois ! Tu jouiras d'un bonheur que Mahmoud n'a jamais connu. Écoute les mélodies qu'exhalent les luths des amants : ce sont les vrais psaumes de David. Ne plonge ni dans le passé ni dans l'avenir. Que ta pensée ne dépasse pas le moment! C'est le secret de la paix.

LXV


Les hommes bornés ou orgueilleux établissent une différence entre l'âme et le corps. Moi, je n'affirme qu'une chose : le vin détruit nos soucis et nous donne la quiétude parfaite.

LXVI


Quelle énigme, ces astres qui bondissent dans l'espace ! Khayyâm, tiens solidement la corde de la Sagesse. Prends garde au vertige qui fait tomber, autour de toi, tes compagnons !

LXVII


Je ne crains pas la mort. Je préfère cet inéluctable à l'autre qui me fut imposé lors de ma naissance. Qu'est-ce que la vie ? Un bien qui m'a été confié malgré moi et que je rendrai avec indifférence.

LXVIII


La vie passe, rapide caravane ! Arrête ta monture et cherche à être heureux. Jeune fille, pourquoi t'attristes-tu ? Verse-moi du vin ! La nuit va bientôt venir...

LXIX


J'entends dire que les amants du vin seront damnés. Il n'y a pas de vérités, mais il y a des mensonges évidents. Si les amants du vin et de l'amour vont en Enfer, le Paradis doit être vide.

LXX


Je suis vieux. Ma passion pour toi me mène à la tombe, car je ne cesse de remplir de vin de dattes cette grande coupe. Ma passion pour toi a eu raison de ma raison. Et le Temps effeuille sans pitié la belle rose que j'avais...

LXXI


Tu peux m'obséder, visage d'un autre bonheur! Vous pouvez moduler vos incantations, voix amoureuses ! Je regarde ce que j'ai choisi et j'écoute ce qui m'a déjà bercé. On me dit: "Allah te pardonnera". Je refuse ce pardon que je ne demande pas.

LXXII


Un peu de pain, un peu d'eau fraîche, l'ombre d'un arbre, et tes yeux! Aucun sultan n'est plus heureux que moi. Aucun mendiant n'est plus triste.

LXXIII


Pourquoi tant de douceur, de tendresse, au début de notre amour? Pourquoi tant de caresses, tant de délices, après? Maintenant, ton seul plaisir est de déchirer mon cœur... Pourquoi ?

LXXIV


Quand mon âme pure et la tienne auront quitté notre corps, on placera une brique sous notre tête. Et, un jour, un briquetier pétrira tes cendres et les miennes.

LXXV


Du vin ! Mon cœur malade veut ce remède ! Du vin, au parfum musqué ! Du vin, couleur de rose ! Du vin pour éteindre l'incendie de ma tristesse ! Du vin, et ton luth aux cordes de soie, ma bien aimée !

LXXVI


On parle du Createur... Il n'aurait donc formé les êtres que pour les détruire ! Parce qu'ils sont laids ? Qui en est responsable ? Parce qu'ils sont beaux? Je ne comprends plus...

LXXVII


Tous les hommes voudraient cheminer sur la route de la Connaissance. Cette route, les uns la cherchent, d'autres affirment qu'ils l'ont trouvée. Mais, un jour, une voix criera : "Il n'y a ni route ni sentier !"

LXXVIII


Dédié aux flammes de l'aurore le vin de ta coupe pareille à la tulipe printanière ! Dédie au sourire d'un adolescent le vin de ta coupe pareille à sa bouche ! Bois, et oublie que le poing de la Douleur te renversera bientôt.

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Semaine culturelle d'Adrar à Batna

Publié le par fethiok

Mardi 26 avril 2011 à la maison de la Culture de Batna. Semaine culturelle d'Adrar, ville située à 1047 km de Batna.

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Adrar, qui signifie « pierre, rocaille, mont » en berbère, est une ville du Sahara algérien située à 1540 km au sud-ouest d’Alger. Elle est limitée au sud par la Mauritanie le Mali ainsi que par les wilayas de Béchar, Ghardaïa, El-Bayedh, Tindouf et Tamanrasset.

 

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Solde

Publié le par fethiok

hic bilan

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"A propos de l'échange avec Robert Badinter", par Laurent Joffrin

Publié le par fethiok

La passe d'armes qui m'a opposé jeudi soir sur France 2 à Robert Badinter a pu surprendre par sa vivacité de ton : elle mérite explication.

 

Robert Badinter est un ami de longue date de notre journal. Ses combats sont ceux du Nouvel Observateur et son rôle dans l'évolution de notre justice restera dans l'histoire du pays.

Ces rappels ne sont pas de forme. C'est précisément en raison de la haute stature de Robert Badinter que j'ai été saisi de surprise en entendant son plaidoyer, alors que nous attendions en coulisse le moment d'entrer dans le studio. Le rappel solennel du principe de la présomption d'innocence, la stigmatisation du pilori médiatique auquel la justice américaine a soumis Dominique Strauss-Kahn, la juste horreur avec laquelle on découvrait le prévenu, le visage creusé et le regard absent, toutes ces réactions étaient évidemment humaines, éloquentes et salutaires.

Mais un silence - involontaire à coup sûr - introduisait soudain dans cette péroraison un déséquilibre criant, lui-même à la source d'un malaise ressenti de toute évidence par une grande partie des spectateurs : le silence sur le sort de la victime présumée. Rien n'indiquait, jeudi soir en tout cas, qu'elle ait pu mentir, qu'elle soit une affabulatrice ou une provocatrice. Autant il fallait préserver précieusement les droits de l'accusé, autant il fallait aussi, pour maintenir l'équilibre des chances et des hypothèses, indiquer que la défense de Dominique Strauss-Kahn n'impliquait, à ce stade, nulle désinvolture, nulle hostilité envers une femme de service dont rien ne démontre qu'elle ait voulu piéger DSK. La présomption d'innocence vaut pour l'accusé ; elle vaut aussi, moralement sinon juridiquement, pour la plaignante. On se reportera, à cet égard, à l'éditorial de Jean Daniel publié par notre site, qui prend bien soin d'apporter cette précision.

Faute de l'avoir fait, Robert Badinter, involontairement, bien sûr, donnait au public le sentiment d'exprimer une solidarité automatique avec un ami tombé soudain du sommet, dont le sort seul comptait, et d'ignorer celui d'une femme noire confinée au bas de la société, qui apparaît aux yeux de l'opinion américaine - et parfois française - comme la seule victime de l'affaire. On risquait ainsi d'accréditer l'idée que seul le destin des puissants, finalement, compte, et que celui des sans-grade n'a aucune importance. Redoutable conclusion, propre à alimenter toutes les rancœurs, tous les fantasmes et tous les extrémismes. D'où ma réaction, sans doute vive, mais motivée par le souci de dissiper au plus vite ce dangereux malentendu. Robert Badinter a pu être heurté par ma véhémence. J'en suis désolé. Mais elle s'est manifestée en faveur d'une cause qui me paraît juste, et qui correspond aux valeurs que l'ancien Garde des Sceaux a illustrées avec tant de courage et de brio.

 

Laurent Joffrin – Le Nouvel Observateur

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Lambèse

Publié le par fethiok

Lundi 25 avril 2011, visite de la ville de Lambèse, j’y ai enseigné de septembre 1983 à janvier 1984.

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Lambèse, officiellement Lambèse-Tazoult (latin : Lambaesis), est une ville militaire d'Afrique romaine se situant au nord-est de l’Algérie sur le territoire de la commune de Tazoult dans la région des Aurès, à 10 km de Batna, sur la route de Timgad à Khenchela.

L’agglomération de Lambaesis eut comme premier élément un camp de 200 mètres édifié en 81 par la IIIe Légion Augusta, un deuxième de deux hectares sera construit un peu plus tard et un troisième le suivra très peu après, les lieux furent inspectés par l’empereur Hadrien en 128.

L’agglomération civile se développa autour des bâtiments militaires peuplés de soldats et d’autres catégories de personnel tel l’officum.

Les ingénieurs militaires ont aidé à la construction des édifices du Lambèse civil.

À partir de la deuxième moitié du IIIe siècle le statut juridique de la ville changea, de simple municipe elle est élevée au rang de colonie et devint ainsi la capitale de la Numidie.

La légion est dissoute en 238, à la suite de troubles liés à la nomination de l’empereur Gordien Ier, privant la cité de son soutien économique majeur. Quelques décennies plus tard Lambèse perd son titre de capitale en raison de la restructuration politique de 315. Constantin regroupe les deux Numidie et en transfère le chef-lieu à Cirta.

Les fouilles de la ville antique commencent en 1848, dirigées par le colonel du  2e régiment de la Légion étrangère, Carbuccia.

Une prison militaire est créée par décret en janvier 1850. Elle sert à emprisonner les Transportés de 1848 et des condamnés de droit commun, et est gardée par un détachement du 3e régiment de zouaves.

Un petit village peuplé d’ouvriers, d’artisans et de commerçants se crée autour de la prison. En 1862, une colonie agricole de 4619 hectares est créée, pour une centaine de colons. Le peuplement entraîne la création d’une commune de plein exercice en 1869 . Quelques bâtiments publics complètent l’établissement : église, hôpital, bureau de poste. Les prisonniers peuvent vendre une partie de leur production, afin de se constituer un pécule qui leur est remis à leur libération.

Le bagne de Lambèse est connu pour ses conditions extrêmement dures d’emprisonnement. Il accueille, à l’époque de la conquête de l’Algérie, ceux qui combattent la France. Pendant la guerre d’indépendance algérienne, les indépendantistes et les réfractaires y sont envoyés []Après l’indépendance de l’Algérie, le bagne de Tazoult est converti en pénitencier.

 

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Chastes

Publié le par fethiok

Dans le Couvent des Sœurs de la Perpétuelle Indulgence, sœur Madeleine tombe enceinte.
La mère supérieure la convoque et la renvoie sans discuter.
Une semaine plus tard, c'est au tour de sœur Agnès de tomber enceinte.
De la même manière, elle est convoquée puis renvoyée par la mère supérieure.
Deux semaines encore plus tard, c'est au tour de sœur Marie (85 ans) de tomber enceinte !!!
Choquée, la sœur supérieure, à bout de nerfs, la convoque et la renvoie elle aussi...
Puis, trois semaines après... La mère supérieure tombe à son tour enceinte!!!
Là, elle convoque tout le couvent (ainsi que les sœurs Madeleine, Agnès et Marie), et leur tient ces paroles :
"Bon, les frangines, y a
un petit salopard qui s'amuse à éjaculer sur les cierges, faut le débusquer et lui faire la peau!!!"

 

Un routier roule sur la nationale 7 en plein hiver à bord de son 19 tonnes en chantant.
- Je m'appelle Léon, j'ai un beau camion, je vais à Lyon...
Soudain il aperçoit une bonne sœur qui fait du stop. Il s'arrête, la prend à bord et se remet à chanter.
- Je m'appelle Léon, j'ai un beau camion, je vais à Lyon...
Un quart d'heure plus tard, après avoir observé sa passagère, il la trouve plutôt attirante. Il continue de la regarder à la dérobée. Ni tenant plus, il stoppe le camion sur une aire de stationnement déserte, ouvre son pantalon et dit à la bonne sœur :
- Ma sœur, ou bien vous me faîtes un gâterie ou bien je vous largue en pleine nature. De toute manière, vous n'êtes pas de force à résister...
Une fois la petite affaire terminée, ils repartent, et le chauffeur chante.
- Je m'appelle Léon, j'ai un beau camion, je vais à Lyon...
Alors la bonne sœur se met à chanter sur un ton joyeux :
- Je m'appelle Dédé, je suis pédé, je vais au bal masqué....

Deux curés se déshabillent et s'apprêtent à prendre une douche.
Ils commencent à faire couler l'eau mais réalisent alors qu'ils n'ont pas de savon.
Le père Jean, qui a du savon dans sa chambre, décide alors d'aller le chercher rapidement sans prendre la peine de remettre ses habits.
Il court dans les couloirs, entre dans sa chambrée et prend deux petits morceaux de savon, un dans chaque main, et reprend le chemin des douches, toujours nu comme un ver.
à mi-chemin, dans un long couloir, il aperçoit trois bonnes soeurs qui arrivent dans sa direction.
N'ayant aucun moyen de se cacher, il se plaque alors contre le mur et prend la posture d'une statue.
Les sœurs arrivent à son niveau et s'arrêtent, ébahies par cette statue si réaliste.
La première sœur, intriguée, pose sa main sur le pénis de la "statue".
Un peu perturbé, le père Jean laisse tomber un morceau de savon.
La première sœur :
- Ah d'accord, c'est un distributeur de savon !
La deuxième soeur surprise essaye elle aussi et tire à son tour le pénis.
Le père Jean laisse tomber le deuxième savon.
La troisième, épatée, tire elle aussi, une, puis deux, puis trois fois le pénis mais rien ne se passe.
Elle tire alors de plus belle l'appendice, et s'écrie :
- Sainte Vierge Marie. C'est rudement bien fait ! Il donne également le gel douche !

Une jeune nonne fait du stop et monte dans un camion. Le chauffeur tente sa chance auprès de la nonne qui parait intéressée par la chose.
Le camion est alors garé sur un parking, et le couple fait son affaire sur la couchette.
Les galipettes terminées, ils reprennent la route, et arrivant dans un village, la nonne demande au routier de s'arrêter car elle veut se confesser. Revenant au camion au bout d'un quart d'heure, le chauffeur lui demande :
- Qu'est-ce que vous avez dit au bon Dieu ?
- Que nous avions fait l'amour deux fois.
- Mais on ne l'a fait qu'une seule fois !
Et la nonne lui répond alors :
- On ne va pas se quitter comme ça...

La bonne dit à son Curé :
- M. le Curé, notre vin de messe est arrivé !
Le Curé répond :
- Marie, ce n'est pas NOTRE vin de messe puisque tu n'as pas le droit d'en boire,tu dois donc dire VOTRE vin de messe. Compris ?
Le lendemain Marie dit à son Curé :
- M. le Curé votre bois de chauffage est arrivé !
Le Curé dit :
- Marie, tu dois dire NOTRE bois de chauffage puisque nous nous en servons tous les deux ! As-tu compris cette fois ?
- Oui, dit Marie.
- Est-ce tout pour aujourd'hui Marie ?
- Non ! répond la bonne. Mr le Curé, VOTRE braguette est ouverte, et NOTRE pénis est sorti.

L'archevêque doit engager un nouveau jardinier. Le bedeau aimerait bien donner la place à son copain Ahmed, qui est au chômage, mais il sait que l'archevêque est très strict sur un point : tout le personnel doit être catholique. Alors le bedeau a une idée.
-Ahmed, on va dire que tu t'es converti il y a plusieurs années à la religion catholique.
-Ti gentil, mais ci pas possible ! Moi, ji connais rien à ta religion catholique...
-Ne t'inquiète pas, Ahmed. Pour vérifier qu'un employé est un bon chrétien, Monseigneur pose toujours les mêmes questions. Il va te demander qui était la mère de Jésus, tu répondras : Marie. Qui était le père de Jésus, tu répondras : Joseph. Comment est mort Jésus, tu répondras : sur la croix.
-Arrête, ji m'rapellerai jamais tout ça !
-Je te le répète, ne t'inquiète pas, j'ai pensé à tout. Je marquerai les réponses sur ta tondeuse à gazon, tu n'auras qu'à les lire.
Ahmed est engagé. Et le premier jour, alors qu'il tond la pelouse, l'archevêque s'approche de lui :
-Ah ! Vous êtes le nouveau jardinier. Comment vous appelez-vous ?
-Ahmed, m'sieur Monseigneur.
-Mais...vous n'êtes pas catholique ?
-Si, m'sieur Monseigneur. J'i m'suis converti.
-Comme c'est beau ! Voyons si vous êtes un bon chrétien. Savez-vous comment s'appelait la mère de Jésus ?
Ahmed se penche sur sa tondeuse.
-Marie.
-Et le père de Jésus ?
Ahmed se repenche sur sa tondeuse.
-Joseph.
-Très bien. Et comment Jésus est-il mort ?
Nouveau coup d'œil sur l'engin.
-Sur la croix.
-Parfait !
L'archevêque s'éloigne, satisfait. Et puis, pour être vraiment certain que ce musulman est devenu un bon chrétien, il revient sur ses pas.
-Pourriez-vous également me dire les noms des deux larrons qui étaient de chaque côté de Jésus sur la croix ?
Ahmed se penche sur sa tondeuse et relève la tête avec un grand sourire.
-Black et Decker

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Tighanimine

Publié le par fethiok

Vendredi 22 avril, après El- Kantara, Biskra, Ghoufi… nous voici arrivés à Tighanimine.

Tighanimine est une commune de la wilaya de Batna, enclavée dans le massif des Aurès en Algérie, sortie de l'oubli le 1er novembre 1954 ; c'est là que débuta la guerre d'Algérie.

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Une inscription latine gravée sur un rocher indique qu'un détachement de la Legio VI Ferrata, légion romaine venue de Syrie, a établi une route à travers les gorges en l'an 145 sous le règne d'Antonin le Pieux.

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Omar Ibn Ibrahim El Khayyâm ( 4 )

Publié le par fethiok

XLII


Lorsque j'entends disserter sur les joies réservées aux Élus, je me contente de dire : "Je n'ai confiance que dans le vin. De l'argent comptant, et non des promesses ! Le bruit des tambours ne plait qu'à distance..."

XLIII


Bois du vin ! Tu recevras de la vie éternelle. Le vin est le seul philtre qui puisse te rendre ta jeunesse. Divine saison des roses, du vin et des arnis sincères ! Jouis de cet instant fugitif qu'est la vie.

XLIV


Bois du vin, car tu dormiras longtemps sous la terre, sans ami, sans femme. Je te confle un secret : les tulipes fanées ne refleurissent pas.

XLV


Tout bas, l'argile disait au potier qui la pétrissait : "Considère que j'ai été comme toi... Ne me brutalise pas !"

XLVI


Potier, si tu es perspicace, garde-toi de meurtrir la glaise dont fut pétri Adam ! Je vois sur ton tour la main de Féridoun, le coeur de Khosrou... Qu'as-tu fait !

XLVII


Le coquelicot puise sa pourpre dans le sang d'un empereur enseveli. La Colette naît du grain de beauté qui étoilait le visage d'un adolescent.

XLVIII


Depuis des myriades de siècles, il y a des aurores et des crépuscules. Depuis des myriades de siècles, les astres font leur ronde. Foule la terre avec précaution, car cette petite motte que tu vas écraser était peut-être l'oeil alangui d'un adolescent.

XLIX


Ce narcisse qui tremble au bord du ruisseau, ses racines sortent peut-être des lèvres décomposées d'une femme. Que tes pas effleurent légèrement le gazon ! Dis-toi qu'il a germé dans les cendres de beaux visages qui avaient l'éclat des tulipes rouges.

L


J'ai vu, hier, un potier qui était assis devant son tour. I1 modelait les anses et les flancs de ses urnes. Il pétrissait des crânes de sultans et des mains de mendiants.

LI


Le bien et le mal se disputent l'avantage, ici-bas. Le Ciel n'est pas responsable du bonheur ou du malheur que le destin nous apporte. Ne remercie pas le Ciel ou ne l'accuse pas... Il est indifférent à tes joies comme à tes peines.

LII


Si tu as greffé sur ton cœur la rose de l'Amour, ta vie n'a pas été inutile, ou bien si tu as cherché à entendre la voix d'Allah, ou bien encore si tu as brandi ta coupe en souriant au plaisir.

LIII


Prudence, voyageur ! La route où tu marches est dangereuse. Le glaive du Destin est très affilé. Si tu vois des amandes douces, ne les cueille pas. Il y a du poison.

LIV


Un jardin, une jeune fille onduleuse, une urne de vin, mon désir et mon amertume : voilà mon Paradis et mon Enfer. Mais, qui a parcouru le Ciel et l'Enfer ?

LV


Toi, dont la joue humilie l'églantine, toi, dont le visage ressemble à celui d'une idole chinoise, sais-tu que ton regard velouté a rendu le roi de Babylone pareil au fou du jeu d'échecs qui recule devant la reine ?

LVI


La vie s'écoule. Que reste-t-il de Bagdad et de Balk ? Le moindre heurt est fatal à la rose trop épanouie. Bois du vin, et contemple la lune en évoquant les civilisations qu'elle a vues s'éteindre.

LVII


Écoute ce que la Sagesse te répète toute la journée: "La vie est brève. Tu n'as rien de commun avec les plantes qui repoussent après avoir été coupées."

LVIII


Les rhéteurs et les savants silencieux sont morts sans avoir pu s'entendre sur l'être et le non-être. Ignorants, mes frères, continuons de savourer le jus de la grappe, et laissons ces grands hommes se régaler de raisins secs.

LIX


Ma naissance n'apporta pas le moindre profit à l'univers. Ma mort ne diminuera ni son immensité ni sa splendeur. Personne n'a jamais pu m'expliquer pourquoi je suis venu, pourquoi je partirai.

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Strauss-Kahn inculpé d'agression sexuelle à New York

Publié le par fethiok

DSK 2

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