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De temps en temps.

Publié le par fethiok

Le temps présent est semblable à la boule d'argile, le temps passé à la poussière de la terre, et le temps futur à la cruche.

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La vie est belle !

Publié le par fethiok

 

En 40 ans, la vie a quelque peu changé, nos comportements aussi, voyons ainsi quelques exemples pour illustrer que la vie est belle, de 1970 à 2010.



Du lait, du beurre et des œufs

1970 :

Tu vas chercher du lait chez le crémier, qui te dit bonjour, avec ton bidon en alu, et tu prends du beurre, fait avec du lait de vache, coupé à la motte. Puis tu demandes une douzaine œufs qu'il sort d'un grand compotier en verre. Tu paies avec le sourire de la crémière, et tu sors sous un grand soleil. Le tout a demandé 10 minutes.

2010 :

Tu prends le caddie de merde dont une roue est coincée et qui le fait aller dans tous les sens sauf celui que tu veux, tu passes par la porte qui devrait tourner mais qui est arrêtée parce qu'un benêt l'a poussée, puis tu cherches le rayon crémerie où tu te les gèles, pour choisir parmi 12 marques le beurre qui devrait être fait à base de lait de la communauté. Et tu cherches la date limite.
Pour le lait : tu dois choisir avec des vitamines, bio, allégé, très allégé, nourrissons, enfants, malades, ou mieux en promo avec la date dessus et la composition.
Pour les œufs : tu cherches la date de la ponte, le nom de la société et surtout tu vérifies qu'aucun œuf n'est fêlé ou cassé, et paff !!! tu te mets plein de jaune sur le pantalon !!! Tu fais la queue à la caisse, la grosse dame devant toi a pris un article en promo qui n'a pas de code barre alors tu attends, et tu attends, puis toujours avec ce foutu caddie de merde, tu sors pour chercher ton véhicule sous la pluie, tu ne le retrouves pas car tu as oublié le N° de l'allée. Enfin après avoir chargé la voiture, il faut reporter l'engin pourri et là, tu vas t'apercevoir qu'il est impossible de récupérer ta pièce de 1 euro, tu reviens à ta voiture sous la pluie qui a redoublé. Cela fait plus d'une heure que tu es parti.

 


Faire un voyage en avion.

1970 :

Tu voyages dans un avion d'Air France, on te donne à manger et t'invite à boire ce que tu veux, le tout est servi par de belles hôtesses de l'air, et ton siège est tellement large qu'on peut s'asseoir à deux.

2010 :

Tu entres dans l'avion en continuant d'attacher ton ceinturon qu'on t'a fait retirer à la douane, pour passer le contrôle. Tu t'assois sur ton siège, et si tu éternues un peu trop fort, tu mets un coup de coude à ton voisin, si tu as soif c'est le steward qui t'apporte la carte et les prix sont ahurissants.




Michel doit aller dans la forêt après la classe. Il montre son couteau à Jean avec lequel il pense se fabriquer un lance-pierre.

1970 :

Le directeur voit son couteau et lui demande où il l'a acheté pour aller s'en acheter un pareil.

2010 :

L'école ferme, on appelle la gendarmerie, on emmène Michel en préventive. TF1 présente le cas aux informations en direct depuis la porte de l'école.

 




Discipline scolaire.

1970 :

Tu fais une bêtise en classe = Le prof t'en colle deux. En arrivant chez toi = ton père t'en recolle deux autres.

2010 :

Tu fais une bêtise = Le prof te demande pardon. Ton père t'achète une console de jeux et va casser la gueule au prof. !!!

 


Dominique et Marc se disputent. Ils se flanquent quelques coups de poing après la classe.

1970 :

Les autres les encouragent, Marc gagne. Ils se serrent la main et ils sont copains pour toute la vie.

2010 :

L'école ferme. FR3 proclame la violence scolaire, relayé par TF1 au journal de 20 heures. Le lendemain, Le Parisien et France Soir en font leur première page et écrivent 5 colonnes sur l'affaire.



Eric casse le pare brise d'une voiture du quartier. Son père sort le ceinturon et lui fait comprendre la vie.

1970 : Eric fera plus attention la prochaine fois, grandit normalement, fait des études, va à la fac et devient un excellent homme d'affaires.

2010 : La police arrête le père d'Eric pour maltraitance sur un mineur. Eric rejoint une bande de délinquants. Le psy arrive à convaincre sa sœur que son père abusait d'elle et le fait mettre en prison.



Jean tombe pendant une course à pied Il se blesse au genou et pleure. Sa prof Jocelyne le rejoint, le prend dans ses bras pour le réconforter.

1970 :

En deux minutes Jean va beaucoup mieux et continue la course.

2010 :

Jocelyne est accusée de perversion sur mineur et se retrouve au chômage, elle écopera de 3 ans de prison avec sursis. Jean va de thérapie en thérapie pendant 5 ans. Ses parents demandent des dommages et intérêts à l'école pour négligence et à la prof pour traumatisme émotionnel. Ils gagnent les deux procès. La prof, au chômage est endettée, se suicide en se jetant d'en haut d'un immeuble. Plus tard, Jean succombera à une overdose au fond d'un squat!!!

 


Arrive le 25 octobre.

1970 : Il ne se passe rien.

2010 : C'est le jour du changement d'horaire : les gens souffrent d'insomnie et de dépression.



La fin des vacances.

1970 :

Après avoir passé 15 jours de vacances en famille, en Bretagne, dans la caravane tractée par une 403 Peugeot, les vacances se terminent. Le lendemain, tu repars au boulot, frais et dispos.

2010 :

Après 2 semaines aux Seychelles, obtenues à peu de frais grâce aux " bons vacances " du Comité d'Entreprise, tu rentres fatigué et excédé par 4 heures d'attente à l'aéroport, suivies de 12 heures de vol. Au boulot, il te faut 1 semaine pour te remettre du décalage horaire !

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Utopique ?

Publié le par fethiok

Il ne faut jamais dire que l'espoir est mort. Ça ne meurt pas, l'espoir.

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«Boudiaf, un espoir assassiné».

Publié le par fethiok

dilem boudiaf

 

«Boudiaf, un espoir assassiné», documentaire. Ce soir sur Arte, à 20 h 40.

 

 

A la fin de ce remarquable travail de Noël Zuric et de Malek Bensmaïl, on ne sait pas qui a fait tuer Mohamed Boudiaf. Mais on comprend pourquoi il a été abattu le 29 juin 1992, devant les caméras de télévision, avec, sur les lèvres, ces derniers mots: «Pourquoi les autres nations nous ont-elles dépassés? Et l'islam"» Et on saisit, surtout, qui cet assassinat servait. Figure historique de la lutte pour l'indépendance algérienne, Mohamed Boudiaf a été rappelé par le pouvoir aux abois, après un exil de vingt-huit ans au Maroc. Car, le 26 décembre 1991, au premier tour des législatives, le FIS fait un score impressionnant, qui augure un raz-de-marée au second. L'armée force Chadli Bendjedid à se démettre, un «Haut Comité d'Etat» avance l'hypothèse Boudiaf: celui-ci revient en Algérie le 16 janvier 1992. Il ne se pose pas en «sauveur», parie sur la jeunesse: «Elle fera le nécessaire», une démocratie laïque sans rien renier de «l'islamité, de l'arabité et de la berbérité». Sans répugner, non plus, à la répression anti-islamiste: «Je ferais, sans état d'âme, 20 000, 30 000 détenus (") pour sauver l'Algérie». Pendant cent soixante-dix jours, le camp démocrate reprend espoir. Et, surtout, il s'attaque à la mafia d'Etat, au pillage organisé des richesses au plus haut niveau du pouvoir, «diffus», marqué par le «régionalisme, principal obstacle à la démocratie». «Pourvu qu'on me laisse le temps», dira-t-il, sans illusion, à sa femme à la veille de mourir. Il ne l'a pas eu. «Sa mort aurait dû être une renaissance» pour l'Algérie, dit un témoin. Elle ne l'a pas été.

 

Source:Libération

 

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Cher père...par Nacer Boudiaf

Publié le par fethiok

mohamed boudiaf

 

 

Cher père

 

Il y a dix huit ans, le peuple algérien, qui a renoué avec l’espoir après ton retour, apprend par la Télévision Nationale ton assassinat, qualifié par la Justice algérienne « d’acte isolé ».

 

En principe, après dix huit ans,  on devient majeur et à ce titre, on peut supposer qu’un tel « acte isolé » n’aurait été possible qu’à la suite de négligences graves des services de protection du Chef de l’Etat ou de leur complicité. Les négligences auraient provoqué des démissions et des sanctions ; les complicités auraient appelé la justice. Mais il n’en fut rien. Tout simplement « l’acte isolé » est resté isolé sans suite. Cependant, certains hommes qui étaient au Sommet des services de sécurité, ne sont plus de ce monde et doivent très certainement répondre maintenant, devant le Tout Puissant, de leurs responsabilités  de l’acte dit isolé.

 

Je me souviens que tu tirais du Coran et précisément de l’histoire de Noé une moralité que tu étais le seul à en apprécier la profondeur. En effet, pendant le déluge, c’est-à-dire le danger, l’arche abritait le prophète et les animaux tous ensemble mais après le déluge, le prophète a repris son statut afin de mener à bien la mission dont Dieu l’a investi. Quant au plus vil des animaux, il a vaqué à ses basses besognes. En 1962, après le déluge qui avait duré 132 ans de colonialisme, tu voulais qu’on fasse la même chose, c’est-à-dire que les hommes dignes de responsabilité dirigent le pays et que les animaux rejoignent leur tanière.

 

On est alors venu te voir pour te proposer de diriger le pays. Tu étais encore à la prison d’Aulnoy. Une proposition que tu as rejetée au motif que tu étais contre toute action fractionnelle. A l’indépendance, on te refait la même proposition que tu  rejettes sans hésitation, en leur demandant à quel titre, ils te faisaient cet honneur. Tu devines alors leur jeu et tu as choisi de t’exiler. Depuis lors, le pays est passé d’une crise à une autre jusqu’en 1992 où les plus puissants hommes du pays décident de te rappeler de ton exil, à 72 ans. A ton retour, le 16 janvier, quand tu as voulu que les meilleurs hommes et femmes deviennent les dirigeants de ce pays, tu t’es retrouvé victime de « l’acte isolé », exactement vingt un jour après avoir rappelé, à ceux qui voulaient bien l’entendre, que « l’ennemi d’hier est l’ennemi d’aujourd’hui ».

 

Aujourd’hui, l’école algérienne que tu as été le premier à qualifier de « sinistrée », elle l’est de plus en plus. L’année qui vient de se terminer a frôlé « l’année » blanche. L’école vit une situation que Platon décrit pour nous avertir car, disait-il, « lorsque les pères s’habituent à laisser faire les enfants, lorsque les fils ne tiennent plus compte de leurs paroles, lorsque les maîtres tremblent devant les élèves, et préfèrent les flatter, lorsque finalement les jeunes méprisent les lois parce qu’ils ne reconnaissent plus au-dessus d’eux l’autorité de rien et de personne, alors, c’est là, en toute beauté et en toute jeunesse, le début de la tyrannie ».

 

Une tyrannie que tu n’as cessé de dénoncer comme tu l’as fait au lendemain du 19 juin 1965, quand, avec tes compagnons du Comité National de Défense de la Révolution, tu avais publiquement déclaré: «Ni la démagogie, ni les basses manœuvres n’ont pu empêcher la déconfiture d’un régime maintenu coûte que coûte, au mépris de toutes les aspirations et de tous les espoirs du peuple algérien. L’élimination de Ben Bella démontre en outre la justesse de nos positions. Mais le changement intervenu à Alger ne peut nous satisfaire. C’est tout le système qui était condamné et qui doit disparaître… Il ne peut y avoir de demi solutions, il faut que l’Algérie ait à sa tête un véritable pouvoir… »

 

 

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Errer

Publié le par fethiok

En vérité, je ne voyage pas, moi, pour atteindre un endroit précis, mais pour marcher : simple plaisir de voyager.

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L'invitation au voyage.

Publié le par fethiok

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Mon enfant, ma sœur,
Songe à la douceur
D’aller là-bas vivre ensemble !
Aimer à loisir,
Aimer et mourir
Au pays qui te ressemble !
Les soleils mouillés
De ces ciels brouillés
Pour mon esprit ont les charmes
Si mystérieux
De tes traîtres yeux,
Brillant à travers leurs larmes.

Là, tout n’est qu’ordre et beauté,
Luxe, calme et volupté.

Des meubles luisants,
Polis par les ans,
Décoreraient notre chambre ;
Les plus rares fleurs
Mêlant leurs odeurs
Aux vagues senteurs de l’ambre,
Les riches plafonds,
Les miroirs profonds,
La splendeur orientale,
Tout y parlerait
À l’âme en secret
Sa douce langue natale.

Là, tout n’est qu’ordre et beauté,
Luxe, calme et volupté.

Vois sur ces canaux
Dormir ces vaisseaux
Dont l’humeur est vagabonde ;
C’est pour assouvir
Ton moindre désir
Qu’ils viennent du bout du monde.
- Les soleils couchants
Revêtent les champs,
Les canaux, la ville entière,
D’hyacinthe et d’or ;
Le monde s’endort
Dans une chaude lumière.

Là, tout n’est qu’ordre et beauté,
Luxe, calme et volupté.

                                                             Charles Baudelaire

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Au placard ???

Publié le par fethiok

Les trois grandes époques de l'humanité sont l'âge de la pierre, l'âge du bronze et l'âge de la retraite.

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La priorité de l'Élysée ? Les retraites des Pieds Nickelés rentrant d'Afrique du Sud

Publié le par fethiok

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2087 et mainten

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Vivres

Publié le par fethiok

Les joies du monde sont notre seule nourriture. La dernière petite goutte nous fait encore vivre.

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